29 septembre 2016
Pour la pérennité de la presse d’information au Québec
Le Courrier adhère à une coalition
Par: Le Courrier
Le Courrier adhère à une coalition

Le Courrier adhère à une coalition

Le Courrier de Saint-Hyacinthe est partie prenante d’une coalition de médias écrits qui réclame une intervention temporaire de l’État afin de poursuivre le virage numérique imposé par la multiplication des plateformes.

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Le doyen des journaux francophones d’Amérique a décidé d’unir sa voix à celles du Groupe Capitales Médias, Le Devoir, Hebdo Québec et Transcontinental dans une offensive de sensibilisation qui démarre cette semaine à travers les quelque 150 journaux de cette coalition par la publication d’une lettre commune.

« Les signataires de cette lettre éprouvent tous les mêmes difficultés. Les revenus de l’industrie diminuent, entre autres en raison de l’exode des investissements publicitaires vers les médias sociaux, lesquels sont détenus par une poignée de géants américains. Aujourd’hui, nous sommes contraints d’investir dans le développement de plateformes numériques, tout en gérant une profonde transformation du modèle d’affaires », disent en chœur les membres de cette coalition. Cette dernière présente cinq demandes qualifiées de raisonnables et dans l’intérêt des Québécois, dont les 6 millions de lecteurs qui sont rejoints chaque semaine par l’un ou l’autre des médias concernés.

« Les membres de la Coalition demandent au gouvernement du Québec d’accorder « l’exception culturelle » à l’industrie de la presse d’information au Québec. Nos quotidiens et nos hebdos sont importants pour préserver la diversité des voix, enrichir le débat d’idées, et accompagner des communautés de lecteurs dans leur quotidien », affirme Brian Myles, porte-parole de la Coalition et directeur du Devoir.

« Aujourd’hui, nous sommes contraints d’investir dans le développement de plateformes numériques, tout en gérant une profonde transformation de l’industrie. À l’ère du numérique, les distinctions entre médias écrits et électroniques ne tiennent plus. Nous sommes présents à l’écrit, sur Internet, sur les tablettes et les téléphones intelligents. Nous devrions avoir accès à des programmes semblables à ceux que reçoivent l’industrie cinématographique et l’industrie télévisuelle pour protéger les milliers d’emplois de qualité que nous fournissons à des gens d’ici », ajoute M. Myles.

« L’industrie vit une profonde remise en question de son modèle d’affaires. Il ne s’agit pas d’un problème de qualité de l’information dans nos journaux. Au cours des dernières années, nos médias ont tous connu une hausse de leur lectorat global, en raison de la multiplication des plateformes », affirme pour sa part Claude Gagnon, co-porte-parole de la Coalition et président-directeur général de Groupe Capitales Médias.

Parmi les demandes formulées, notons l’accès à un programme et/ou crédit d’impôt remboursable couvrant 40 % des coûts de production de l’information, 50 % des investissements numériques, l’abolition des taxes de vente (TPS et TVQ) pour les journaux vendus et une augmentation significative du budget gouvernemental à l’égard des placements publicitaires dans les journaux québécois. « Nous portons ces demandes sur la place publique dans un esprit de main tendue et avec la conviction profonde que nos médias sont essentiels à la vitalité de la démocratie québécoise », concluent les signataires de cette lettre ouverte, dont Benoit Chartier, à titre de Président d’Hebdos Québec et de président éditeur de DBC Communications, l’entreprise de presse derrière Le Courrier de Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, La Pensée de Bagot à Acton Vale et le Gestion et Technologie agricole, un mensuel spécialisé.

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