29 novembre 2012
MRC Les Maskoutains
Le dossier « patrimoine » divise les maires
Par: Le Courrier

Les 18 élus qui siègent au conseil de la MRC Les Maskoutains n’affichent pas tous le même enthousiasme face à la promotion des arts et du patrimoine telle qu’assumée par la MRC.

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À leur séance régulière d’octobre, cinq d’entre eux se sont opposés à trois décisions sur des questions relatives au patrimoine, aux arts et à la culture, mais sans expliquer publiquement leur choix.

Les maires Normand Corbeil, de Saint-Simon, Robert Houle, de Saint-Dominique, Richard Leblanc, de Saint-Barnabé-Sud, Simon Lacombe, de Sainte-Marie-Madeleine, et Pierre Saint-Onge, de Saint-Pie, ont d’abord voté contre le renouvellement de l’adhésion de la MRC au programme « Villes et villages d’art et de patrimoine » (année transitoire 7) rendant la MRC éligible à une aide financière supplémentaire de 20 000 $.Aux points suivants, les mêmes maires se sont ensuite prononcés contre le renouvellement du contrat de travail annuel de Robert Mayrand, le chargé de projet en patrimoine, puis contre le renouvellement de l’adhésion de la MRC à la Fondation Villes et Villages d’art et de patrimoine, renouvellement auquel est rattaché une contribution de 200 $ de la MRC. C’est donc sur division que le conseil des maires a adopté les trois résolutions en question.Joint par LE COURRIER, le maire de Sainte-Marie-Madeleine, Simon Lacombe, a laissé entendre que son vote reflétait une nouvelle orientation de sa municipalité dans la mise en valeur du patrimoine. « Le patrimoine, on veut le prendre en main. On est capable de s’en occuper avec le comité consultatif d’urbanisme. Le patrimoine, j’y crois, je demeure moi-même dans une maison centenaire. Mais on veut couper dans les dépenses et on a du personnel pour ça, et c’est plus proche », a-t-il expliqué.C’est à peu près le même son de cloche qu’a émis son homologue de la municipalité de Saint-Simon, Normand Corbeil. « Ma position ne date pas d’hier. L’an passé, j’avais voté contre l’embauche de M. Mayrand et cette année, j’aurais mis fin à l’emploi. Je pense que c’est un dossier qu’on peut gérer par nous-mêmes », estime-t-il.Il considère qu’au fil des ans, la MRC a apporté bien peu à sa municipalité en matière de patrimoine. « Il n’y a eu aucune action concrète pour Saint-Simon. En tout cas moi, je n’ai rien vu. Il y a peut-être eu un inventaire du patrimoine de fait, mais c’est tout », soutient-il. Bref, M. Corbeil croit lui aussi que sa municipalité économiserait en s’occupant elle-même du dossier « patrimoine ».Dans son budget 2012, la MRC a réservé 110 642 $ aux dépenses inhérentes à sa Politique du patrimoine. De cette somme, une part de 45 000 $ est constituée de subventions du ministère de la Culture et des Communications et une autre de 1 600 $, de diverses commandites, ce qui laisse aux municipalités une facture nette de 64 042 $. De cette somme, une part de 38 316 $ est assumée par la Ville de Saint-Hyacinthe, et le reste, 25 726 $, par les 16 autres municipalités, ce qui représente une dépense moyenne de 1 607 $ pour chacune (leurs quotes-parts dans ce cas varient de 1 % à 6 %).

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