26 avril 2012
Tour de bureaux au Complexe M
Le maire se range derrière la décision du conseil
Par: Le Courrier

On ne connaîtra pas l’opinion personnelle du maire Claude Bernier sur le projet de modification au règlement de zonage qui permettra la construction d’une tour de bureaux au Complexe M du Groupe Robin.

Le maire, qui n’est pas tenu de voter lors des décisions prises autour de la table du conseil, n’a pas souhaité commenter la position des élus maskoutains, cette semaine, si ce n’est que pour dire qu’il se rangeait derrière leur décision.

« La décision du conseil est celle avec laquelle je travaille. Mon opinion, c’est d’être avec le conseil. La position du conseil, c’est ma position », a-t-il dit, refusant de s’avancer davantage. Or, dans l’épineux dossier qui oppose actuellement le Groupe Robin aux Galeries St-Hyacinthe, le conseil municipal a justement changé son fusil d’épaule.À l’approche de l’adoption du nouveau plan d’urbanisme, en août 2010, le Groupe Robin s’était insurgé du fait qu’on lui retire son privilège de construire des bureaux sur les terrains du Complexe M.Le maire avait alors qualifié la colère du Groupe Robin de « malheureux imbroglio ».« Oui, la réglementation actuelle permet l’aménagement de bureaux. Mais dans l’interprétation que faisait le conseil municipal des usages prévus de ces terrains, il n’était pas question que des bureaux s’y installent. Peut-être quelques bureaux reliés, par exemple, à une institution financière, mais pas d’édifice qui ne contiendrait que des bureaux sur plusieurs pieds carrés », avait-il déclaré.« (…) Puisque nous n’avons jamais voulu de bureaux structurants à cet endroit, nous avons pris la décision de clarifier cette position dans le nouveau schéma. Nous sommes peut-être à blâmer de ne pas l’avoir fait avant, mais la question ne s’était jamais posée », avait-il ajouté.Les élus ont finalement adopté le plan d’urbanisme sans modifier le nouveau zonage restrictif du Groupe Robin en décembre 2010, favorisant du même coup le noyau urbain central (le boulevard Laframboise et le centre-ville) qu’il souhaitait densifier. Quelques semaines plus tôt, le directeur Louis Bilodeau avait toutefois entrouvert une porte qui avait convaincu le Groupe Robin de ne pas signer le registre permettant aux opposants au nouveau plan d’urbanisme de se manifester. « Si le Groupe Robin soumet au Conseil un plan mieux ficelé de son Projet M, les conseillers vont certainement se pencher sur la question », avait déclaré le directeur général.Le projet actuellement sur la table fait état d’une tour de bureaux « verte » dont la construction dépasserait largement les critères de certification LEED et innoverait en matière de développement durable. C’est en fonction de ces caractéristiques que le conseil souhaite accorder un zonage particulier à une portion du Complexe M, afin de ne perdre ce projet avant-gardiste aux mains d’une autre municipalité environnante.

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