27 novembre 2014
Agrandissement de l’urgence
Le ministre Barrette étudie le dossier
Par: Le Courrier
La députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, a remis le dossier d’agrandissement de l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier au ministre de la Santé en octobre dernier.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, a remis le dossier d’agrandissement de l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier au ministre de la Santé en octobre dernier. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a en sa possession le dossier de l’agrandissement de l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier, mais attend la confirmation des budgets alloués aux infrastructures par son gouvernement, l’hiver prochain, pour déterminer s’il y donnera suite ou non.

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« À la confirmation du Plan québécois des infrastructures (PQI), en janvier ou février, le ministre Barrette pourra déterminer si oui ou non, il embarque dans le projet. Est-ce que ce sera cette année, on ne sait pas, à cause du PQI, mais aussi des budgets qui sont très serrés. Le gouvernement n’a pas d’enveloppes cachées dans lesquelles il peut aller piger », explique la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy.

Elle affirme avoir remis en main propre le document d’agrandissement de l’urgence au Dr Barrette le 2 octobre, à l’Assemblée nationale, en compagnie de l’urgentologue de l’Hôpital Honoré-Mercier, le Dr Robert Patenaude.

D’après la députée, le ministre aurait formulé des commentaires positifs à l’égard du projet. « Nous lui avons expliqué en quoi consistait le dossier et puisqu’il est lui-même médecin, le Dr Barrette comprend très bien nos besoins. »

En plus des démarches de la députée Soucy, la direction du Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY) continue elle aussi de faireprogresser le dossier.

La directrice générale de l’établissement, Lise Pouliot, confirme avoir remis la plus récente version du projet à l’Agence de la santé de la Montérégie la semaine dernière.

Unité d’hospitalisation brève

En parallèle de l’agrandissement de l’urgence, le CSSSRY réclamait la mise en place d’une unité d’investigation et d’hospitalisation brève (UIHB) temporaire, laquelle vient d’être accordée et financée au coût de 1 M$ par l’Agence de la santé de la Montérégie.

« Nous savons que même si le ministre autorise l’agrandissement de l’urgence, la solution finale risque de se faire attendre, et pendant ce temps, la pression sur l’urgence continue d’augmenter. C’est pourquoi nous travaillons les deux dossiers de front [urgence et UIHB] », indique Lise Pouliot.

L’UIHB, un module temporaire qui sera situé à proximité de l’urgence, comprendra 8 lits et permettra de rehausser la salle de choc en y installant une quatrième civière. L’installation accueillera des patients en provenance de l’urgence ou des soins de première ligne dont le séjour hospitalier prévu est de moins de 48 heures.

Le but de l’UIHB n’est pas de faire diminuer le temps d’attente à l’urgence, prévient la directrice générale du CSSSRY. Le module permettra plutôt d’améliorer la confidentialité, la qualité des soins et d’offrir un environnement qui soit plus propice à recevoir des services médicaux. « Ce que nous voulons, c’est que les patients soient traités au bon endroit et que les médecins puissent prendre les bonnes décisions quant à leur traitement », soutient Mme Pouliot.

Une UIHB permanente, comprenant 12 lits au lieu de 8, figure au plan d’agrandissement de l’urgence.

Les travaux de l’installation temporaire devraient être lancés au printemps 2015.

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