13 octobre 2011
Le musée et la fontaine
Par: Martin Bourassa

Le projet de musée régional porté par le Centre d’exposition Expression et le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe vient de connaître un faux départ.

Le projet de musée régional porté par le Centre d’exposition Expression et le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe vient de connaître un faux départ.

La Ville de Saint-Hyacinthe refuse de supporter entièrement l’étude de faisabilité de 50 000 $ qui aurait permis de valider les grandes lignes de ce projet culturel estimé à 7,7 M$. Une décision qui a soulevé l’ire des promoteurs.À la Ville, on justifie cette décision sur le fait que Québec et les municipalités environnantes, qui ont toujours la construction du Centre des arts Juliette-Lassonde en travers de la gorge, refusent de participer au financement partiel de l’étude.J’ai à l’égard de cette nouvelle des sentiments disons partagés; même réserve au sujet du projet de musée régional comme tel. Sa pertinence, son attrait, sa rentabilité et sa viabilité à court, à moyen et à long terme restent selon moi à démontrer.D’où, sans doute, la nécessité d’une étude sérieuse et surtout non complaisante sur la chose avant de consacrer plus de temps et d’énergie à pousser un projet qui ne tient pas la route, ou difficilement. Est-ce qu’une dépense de 50 000 $ pour la réaliser aurait été un pur gaspillage? Je ne pense pas.Sans trop de mal, la Ville aurait pu trouver les fonds nécessaires.Laissez-moi pendant quelques minutes seulement le budget annuel d’opérations de la Ville de Saint-Hyacinthe et je vais vous trouver sans difficulté un paquet de dépenses beaucoup plus douteuses qu’une étude, voire complètement inutiles.Mettez-moi au défi s’il vous plaît, je ne demande que ça.Ce qui surprend aussi dans ce dossier, et le mot est faible, c’est la manière dont il a cheminé à l’Hôtel de Ville. Tant et si bien que des conseillers eux-mêmes n’arrivent pas à s’expliquer et à expliquer tout court la volte-face de la Ville qui s’était pourtant avancée en ce qui concerne le financement de l’étude. C’est assez curieux d’entendre les élus dire ouvertement qu’ils ne comprennent pas trop leurs propres décisions.Voici un autre argument à ajouter à la liste de tous ceux qui militent déjà en faveur de la tenue des séances plénières en public. Du même souffle, il faudrait aussi mettre de l’ordre dans les priorités de la Ville et prendre certaines décisions.Par ailleurs, s’il y a un élément qui n’a pas besoin d’une longue étude, c’est l’urgence de s’intéresser aux problèmes logistiques du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, qui ne dispose actuellement d’aucune voûte de conservation à l’épreuve de l’eau et du feu afin de préserver ses précieuses archives et collections.Cette situation mérite qu’on s’y attarde avec empressement et non dans sept ou huit ans. Et en ce qui me concerne, investir dans l’aménagement d’une voûte de conservation au Séminaire aurait été pas mal plus bénéfique et primordial que d’investir 200 000 $ dans la réfection d’une fontaine pour les fêtes du 200e.

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