18 avril 2013
Le Pays… avant les partis!
Par: Pierre Bornais

Voilà, selon Bernard Landry, le cri de ralliement des véritables indépendantistes dont le rassemblement devrait permettre – à court ou à long terme – au Québec de joindre le grand concert des Nations.

Cet ancien premier ministre, en harmonie avec son prédécesseur Jacques Parizeau, constate ainsi que le PQ n’est plus en mesure d’assumer son premier objectif politique. Les vrais de vrais seraient maintenant répartis entre plusieurs formations politiques et il faut les réunir dans une nouvelle structure. Les partis, incluant le PQ, ne sont plus que des instruments de gouvernement, leurs différences à bien des chapitres étant marginales. Ce qui n’est pas faux, le vieil axe opposant séparatistes et fédéralistes étant dépassé. Mais un tel regroupement pourra-t-il vraiment faire la différence? Rien n’est moins sûr! L’opération semble basée sur le cumul des résultats obtenus aux dernières élections par les partis ouverts à l’indépendance du Québec. En additionnant les votes du PQ, de Québec Solidaire, d’Option nationale et des verts (?), on frôle les 50 pour cent plus un requis – selon eux – pour proclamer l’indépendance. On semble aller un peu vite en affaires car rien ne garantit une pleine correspondance entre les votes exprimés dans un contexte électoral, lequel pourrait être tout autre lors d’un scrutin portant sur l’indépendance. D’ailleurs, les sondages rapportent régulièrement que le pourcentage d’électeurs favorisant l’option indépendantiste plafonne à moins de 40 pour cent. Ce qui tend à démontrer que tous les votes exprimés dans les formations mentionnées ci-dessus ne sont pas aussi monolithiques qu’on semble le croire. En attendant, une chose est sûre, l’opération appuyée par deux anciens premiers ministres et chefs du PQ ne peut que jeter le discrédit sur le parti dirigé par Mme Marois, que l’on trouve bien timide sur la question.

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