28 mai 2015
Prolongement du train de banlieue jusqu’à Saint-Hyacinthe
Le PDG de l’AMT défend son étude
Par: Maxime Prévost Durand
Le PDG de l’AMT défend son étude

Le PDG de l’AMT défend son étude

Le président-directeur général de l’AMT, Nicolas Girard, a répondu aux critiques soulevées par les conclusions du rapport sur le prolongement du train de banlieue vers Saint-Hyacinthe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le président-directeur général de l’AMT, Nicolas Girard, a répondu aux critiques soulevées par les conclusions du rapport sur le prolongement du train de banlieue vers Saint-Hyacinthe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

« L’investissement requis [pour prolonger le train de banlieue jusqu’à ­Saint-Hyacinthe] versus l’achalandage potentiel fait en sorte que c’est un ­projet difficilement réalisable », ­persiste et signe le PDG de l’Agence ­métropolitaine de transport (AMT), ­Nicolas Girard.

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De passage à la gare de Mont-Saint-­Hilaire mercredi matin dans le cadre d’une activité de reconnaissance ­soulignant l’implication de deux citoyens au sein du conseil-client de l’AMT, il a­ ­défendu l’étude commandée à la firme AECOM, dont les résultats ont été ­dévoilés il y a deux semaines.

Selon cette étude, le nombre de clients potentiels du train de banlieue à Saint-Hyacinthe est estimé à 383, tandis qu’il en coûterait plus de 65 M$ à l’AMT pour mettre en service le train entre Saint-­Hyacinthe et la gare la plus près se ­dirigeant vers Montréal, celle de Mont-Saint-Hilaire.

« Dans ce contexte, l’AMT a recommandé de ne pas poursuivre l’étude. Je peux comprendre qu’il y ait quelques ­déceptions dans la communauté. Cependant, compte tenu des résultats de l’étude préliminaire réalisée, nous avons décidé de ne pas poursuivre la démarche », a-t-il indiqué en entrevue au COURRIER.

Dans notre dernière édition, le ­président sortant de la Chambre de ­commerce et de l’industrie Les Maskoutains, Louis Gendron, avait jugé ­incomplète l’étude en question. « Malheureusement, on fait toujours état de la situation actuelle, on n’est jamais en train de se projeter plus loin dans le temps », avait-il soutenu, avant d’ajouter que l’étude ne « tient pas compte de l’attraction que ça crée ».

En guise de réplique, M. Girard croit que « les conclusions étaient limpides dans l’étude » et qu’à la lumière des ­premières constatations, « il n’était pas nécessaire de poursuivre avec des études additionnelles ».

Cet arrêt dans la démarche de l’AMT dès l’étude préliminaire explique ­pourquoi il en a coûté à peine 19 662 $ pour la réaliser, alors qu’un budget de 125 000 $ était prévu.

Pas dans les plans de l’AMT

Selon cette étude, qui serait le fruit de près de deux ans de travail, le projet de prolongement du train de banlieue de Montréal jusqu’à Saint-Hyacinthe ­entraînerait un déficit économique de 59,7 M$ d’ici 2042.

« Vous connaissez la situation ­financière du fonds d’immobilisation de l’AMT qui est difficile. On ne peut pas ­dépenser de l’argent que nous n’avons pas », a ajouté le PDG.

Pour ceux qui croient encore au projet malgré les conclusions « claires et nettes » de l’étude, Nicolas Girard ne nourrit plus les espoirs. « C’est clair que dans un horizon à court ou moyen terme, ça ne fait pas partie des plans de l’Agence », a-t-il prévenu.

Bien qu’il n’y ait plus d’ouverture concernant le train de banlieue en sol maskoutain, l’AMT se dit ouverte à ­travailler conjointement avec la Ville de Saint-Hyacinthe et le CITVR afin ­d’améliorer l’offre de services de ­transport collectif (autobus) vers la gare de Mont-Saint-Hilaire.

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