14 avril 2016
Le rapport de la firme SOM fait réagir
Par: Jean-Luc Lorry
Le centre-ville de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le centre-ville de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

À la suite du dévoilement dans notre ­précédente édition des grandes lignes d’un rapport commandé par la Ville de Saint-Hyacinthe pour connaître les meilleures stratégies à adopter pour atteindre les 60 000 habitants d’ici 2020, LE COURRIER a récolté quelques réactions.

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Au printemps dernier, le conseil municipal avait mandaté la firme SOM spécialisée dans les enquêtes et les sondages pour un montant de 24 949 $ incluant les taxes.

Contrairement au COURRIER qui a ­obtenu une copie papier de ce rapport en vertu de la Loi d’accès à l’information, les élus n’ont eu droit qu’à une synthèse via un diaporama électronique il y a quelques mois.

« Ce rapport a fait l’objet d’une présentation lors du comité plénier du lundi 26 octobre, précise le conseiller municipal David Bousquet. Lors de cette rencontre, un représentant de la firme SOM était présent. »

Les conclusions de ce rapport ont été loin de surprendre M. Bousquet. « Ce rapport met en lumière les forces et les faiblesses de notre milieu. Pour ma part, je les connaissais déjà puisqu’aucun élément nouveau n’est ressorti de ce sondage », estime le conseiller du district Sacré-Coeur.

Pour augmenter rapidement le nombre de citoyens, le rapport suggère entre autres de privilégier la voie de l’immigration.

Cible démographique

Parmi ses principaux travaux, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, vise les 60 000 résidents d’ici 2020. Une ­projection jugée difficilement atteignable.

« Pour atteindre cet objectif, la Ville ­devra modifier de manière considérable les moyens mis en place jusqu’ici pour attirer de nouveaux résidents », peut-on lire dans le Rapport d’enquête visant à identifier les meilleurs leviers pour ­accroître la population de Saint-Hyacinthe.

« L’échéancier de 2020 pour atteindre 60 000 habitants est probablement trop court pour y arriver. Toutefois, je considère que le chiffre de 60 000 est une bonne cible », commente M. Bousquet.

Le conseiller du district Saint-Thomas-d’Aquin, Jacques Denis nous a confirmé lui aussi ne pas avoir eu en main propre ce rapport. « La direction générale de la Ville et le maire nous tiennent ­régulièrement informés de ce dossier », indique M. Denis.

Ce conseiller se dit déçu que le rapport de la firme SOM passe sous silence les pistes cyclables et les infrastructures de loisirs mis à la disposition des familles comme les terrains de tennis municipaux.

Interrogée sur le sujet, la conseillère Sylvie Adam n’a pas souhaité commenter.

Centre-ville dans la mire

Au chapitre consacré aux défis à relever pour stimuler le développement résidentiel, représentants de la Ville, promoteurs et agents immobiliers n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Le centre-ville y est décrit comme « désuet, voire inexistant et pas toujours sécuritaire ».

« Je trouve que les personnes sondées sont dures avec leur centre-ville. Les astres s’alignent pour le redynamiser. On est en train de reconstruire le pont Bouchard et le marché public sera ­entièrement rénové. Le centre-ville renait et se transforme, et nous pouvons en être fiers! », répond aux critiques Simon ­Cusson, directeur général de la Société de développement commercial du centre-ville.

M. Cusson dit avoir pris connaissance de cette perception du centre-ville dans nos pages puisqu’il n’a jamais eu vent du contenu du rapport.

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