17 mai 2018
Bilan économique de Saint-Hyacinthe Technopole 
Le secteur industriel poursuit sa croissance
Par: Jean-Luc Lorry
Sur la photo, de gauche à droite, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil; le directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole, André Barnabé; et le président du conseil d’administration de Saint-Hyacinthe Technopole, Bernard Forget.

Sur la photo, de gauche à droite, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil; le directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole, André Barnabé; et le président du conseil d’administration de Saint-Hyacinthe Technopole, Bernard Forget.

La construction de la nouvelle bâtisse de la meunerie Côté-Paquette dans le parc industriel Théo-Phénix va bon train.

La construction de la nouvelle bâtisse de la meunerie Côté-Paquette dans le parc industriel Théo-Phénix va bon train.

Même si l’on est loin du record en investissements manufacturiers de 2012 (237 M$) ou du pic vertigineux de 2016 en investissements commerciaux (81,3 M$), la direction de Saint-Hyacinthe Technopole tire un bilan positif de l’année 2017 sur le plan économique.

Au chapitre manufacturier, les investissements ont atteint 158 M$ comparativement à 116 M$ en 2016 et à 113 M$ en 2015. 

L’an dernier, les principaux projets industriels qui se sont concrétisés sont la construction des nouvelles installations de la meunerie Côté-Paquette pour un montant de 30 M$ et le siège social/centre de formation du groupe Jefo pour 18 M$. 

La seule ombre au tableau demeure l’emploi manufacturier à Saint-Hyacinthe. Le nombre de mise à pied (586) a été supérieur au nombre d’emplois créés (546). Ce déficit de 40 emplois s’explique en grande partie par la cessation des activités de découpe à l’usine Olymel de la rue Saint-Jacques.

Le défi pour Saint-Hyacinthe Technopole est maintenant de réussir à développer ses trois parcs industriels dont le taux d’occupation atteint 96 %. Malgré cette quasi-saturation, l’organisme a conclu trois transactions en 2017. Celles-ci sont l’implantation de la nouvelle meunerie Côté-Paquette et de KC Diesel dans le parc industriel Théo-Phénix. La firme Gestion immobilière Pello a fait l’acquisition d’un terrain dans le même secteur. Le nom de l’entreprise qui y sera installée n’a pas été divulgué.

Dans le secteur commercial, les investissements ont totalisé 38,2 M$ comparativement à 81,3 M$ en 2016 (qui incluaient la construction du centre de congrès et de l’hôtel Sheraton). Les deux tiers du montant de 38,2 M$ représentent des expansions ou des améliorations de commerces. 

Sur le plan du tourisme d’affaires, l’ouverture cette semaine de l’hôtel Sheraton devrait faciliter l’attraction de congrès nécessitant de nombreuses nuitées.

Selon des données obtenues par Saint-Hyacinthe Technopole, 14 activités de 40 nuitées et plus ont été organisées en 2017 au centre de congrès de Saint-Hyacinthe. Rappelons que cette infrastructure destinée à relancer le tourisme d’affaires est opérationnelle depuis la mi-novembre. 

« La crédibilité de Saint-Hyacinthe Technopole est assise sur des bases solides et le lien de confiance est bien établi avec le milieu d’affaires et nos partenaires. Ceux-ci reconnaissent à notre organisation le statut de porte d’entrée locale pour tout projet d’implantation, de démarrage et de développement d’entreprise à Saint-Hyacinthe », a mentionné Bernard Forget, président de Saint-Hyacinthe Technopole, lors de la présentation publique du rapport annuel.

États financiers

Pour sa seconde année complète d’exercice, la direction de Saint-Hyacinthe Technopole a rendu publics ses états financiers. 

En 2017, cette corporation privée dédiée au développement économique de Saint-Hyacinthe affiche à son bilan un excédant de 210 362 $ comparativement à 190 133 $ en 2016.

Pour opérer, Saint-Hyacinthe Technopole peut compter sur une subvention de 1 225 000 $ de la Ville ainsi que sur la perception de loyers de ses motels industriels pour un montant de 1 212 211 $. Comparativement à 2016, la somme totalisant ces revenus est inférieure de plus de 445 000 $. 

Cette différence s’explique principalement par des loyers non versés par Zénith Lab, une entreprise pharmaceutique qui, avant même de démarrer ses activités, a déclaré une faillite de 8,4 M$ en septembre dernier.

« C’est un dossier clos avec l’ancien locataire. L’impact financier est contrôlé. La prochaine étape est de trouver un locataire ou de vendre l’édifice », a mentionné en entrevue au COURRIER André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

En 2017, les salaires et les charges de l’organisme totalisaient 830 907 $. Saint-Hyacinthe Technopole se compose d’une équipe de neuf employés permanents. 

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