7 mai 2020
Faubourg de la Gare
Le toit symbolique de la E.T. Corset réapparaît
Par: Jean-Luc Lorry

Toit d’origine de la tour de la manufacture de corsets de Saint-Hyacinthe, dont la construction remonte à 1880. Photothèque | Le Courrier ©

Ce toit fenestré reproduisant fidèlement celui qui ornait la tour de l’ancienne fabrique E. T. Corset a été installé dernièrement sur l’immeuble locatif le Faubourg de la Gare. Photo Serge Pelletier

Une réplique du toit fenestré de la tour de l’ancienne fabrique Eastern Townships (E.T.) Corset a été récemment installée sur l’immeuble du projet locatif le Faubourg de la Gare. Cet édifice de cinq étages situé à l’intersection du boulevard Laframboise et de la rue Delorme a été bâti au même emplacement que la défunte usine de textile de Saint-Hyacinthe.

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Pour reproduire à l’identique le toit d’origine, le promoteur dit avoir investi 100 000 $.

« L’ancienne structure était inutilisable. Les ardoises d’origine s’effritaient et ce toit avait été victime d’un incendie », indique en entrevue téléphonique Daniel Lussier, directeur général du Groupe Bellus, un promoteur immobilier de Brossard.

Le Faubourg de la Gare est assujetti à un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) et doit par conséquent rappeler, par les matériaux utilisés et l’aspect extérieur, l’ancienne usine de corsets.

« Le PIIA nous autorisait à installer une réplique et la Ville de Saint-Hyacinthe le sait. Notre ingénieur jugeait trop dangereux d’utiliser la pièce d’architecture originale », précise M. Lussier.

Ce toit imposant qui sera un grenier décoratif ressemble en tous points à l’original. La structure sera illuminée la nuit. Le toit d’origine sera pour sa part démantelé.

Sur les 23 appartements que compte le Faubourg de la Gare, une douzaine ont été louées. Ces logements seront accessibles à partir du 1er juillet.

Au départ, le projet immobilier Faubourg de la Gare devait compter 150 condominiums destinés à la vente. Ils étaient répartis dans six bâtiments.

En février 2017, l’agent immobilier Stéphane Arès et l’entrepreneur général Fernand Mathieu avaient vendu une première parcelle du terrain – environ un dixième – à Bellus Développement immobilier pour la somme de 400 000 $.

Rappelons qu’à l’automne 2015, la Ville avait autorisé la démolition de la E.T. Corset au terme d’un débat public sur la valeur patrimoniale de l’édifice. Fondée à Sherbrooke en 1880, la E.T. Corset est devenue la plus grande fabrique de corsets au pays après son implantation à Saint-Hyacinthe.

Faubourg Laframboise

À l’automne 2017, les promoteurs du Faubourg de la Gare s’étaient entendus avec l’ingénieur Jean-Denis Major et son partenaire d’affaires Yan Jubinville pour acheter de Stéphane Arès et Fernand Mathieu les autres terrains situés sur l’ancien site industriel.

Le Groupe Bellus avait conservé le terrain où se trouvait la tour de l’ancienne usine E.T. Corset. Ces derniers mois, ce promoteur a réactivé son projet en l’orientant vers le marché de la location.

Le Faubourg Laframboise doit compter à terme 162 appartements locatifs répartis dans quatre édifices, dont certains d’une hauteur de six étages. Ce projet est assujetti au même PIIA que le Faubourg de la Gare. L’ensemble de ce complexe immobilier intégré doit rappeler le site industriel de la E.T. Corset.

En novembre 2017, Jean-Denis Major et Yan Jubinville avaient procédé au lancement de la phase 1 représentant un premier immeuble de cinq étages regroupant 18 logements.

La construction d’un second immeuble de six étages de 48 appartements avait été annoncée en octobre 2018. Pour cette phase 2, les deux promoteurs immobiliers maskoutains se sont associés à l’homme d’affaires Benoit Frappier.

« La location se passe bien puisque notre premier immeuble est occupé à 100 %. Pour le second, 42 des 48 logements sont loués. La phase 3 commence la semaine prochaine avec la construction d’un second immeuble de 48 logements », mentionne Jean-Denis Major.

Ces logements seront disponibles à partir du mois de juillet 2021.

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