25 juin 2020
Le Tournoi de hockey pee-wee de Saint-Hyacinthe annulé pour 2021
Par: Maxime Prévost Durand

« Les risques financiers sont trop grands, il y a encore trop d’inconnu », a soutenu Lucien Beauregard, président du Tournoi pee-wee de Saint-Hyacinthe, pour justifier l’annulation de la prochaine édition. Photo François Larivière | Le Courrier ©

« Il n’y aura pas de Tournoi de hockey pee-wee [de Saint-Hyacinthe] en 2021 », a annoncé en primeur au COURRIER le président du tournoi maskoutain, Lucien Beauregard. L’incertitude liée à la COVID-19 a poussé l’organisation à prendre cette décision.

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La nouvelle est tombée le 19 juin, au lendemain d’une rencontre virtuelle organisée par Hockey Richelieu avec les présidents de tournoi de son territoire. Le tournoi devait tenir sa 48e édition du 3 au 17 janvier 2021.

« Les risques financiers sont trop grands, il y a encore trop d’inconnu », a soutenu Lucien Beauregard, dont l’organisation a préféré prévenir les contrecoups d’une deuxième vague plutôt que d’en subir les conséquences s’il y en a bel et bien une.

S’il peut sembler tôt pour prendre une telle décision, alors que le tournoi n’était prévu que dans un peu plus de six mois et que les dernières annonces des autorités étaient plus encourageantes pour le monde du sport, le président du tournoi maskoutain a dit pour sa part qu’« il est déjà trop tard ».

Habituellement, à cette période de l’année, tous les souvenirs sont déjà achetés et près de 60 % des équipes sont déjà inscrites. Le bouleversement des derniers mois a fait en sorte que rien de tout ça n’a été fait puisque tout le monde était en attente.

« À la grosseur qu’on est rendu, en étant un tournoi national, on ne peut pas se permettre d’attendre. […] Le Tournoi pee-wee ne s’organise pas en trois mois. C’est pratiquement neuf mois de préparation. Pour nous, c’était la meilleure décision à prendre. »

Plusieurs facteurs ont été pris en compte. L’aspect financier, primordial pour tenir un tournoi de cette envergure, a été un point crucial.

« Ça devenait difficile d’aller demander de l’argent à nos partenaires quand il y en a qui ont été fermés pendant trois mois et qui sont sur l’aide gouvernementale, a-t-il indiqué. […] Un tournoi sans ses partenaires, ça n’existe pas. Et en ce moment, ils ont pas mal autre chose à faire que de commanditer un événement. »

La complexité anticipée pour tenir un tel tournoi, avec toutes les règles sanitaires à prévoir, a également découragé l’organisation. De plus, plusieurs bénévoles affichaient déjà des réticences à s’engager en raison des risques pour la santé. « Et on n’est couvert par aucune assurance pour ça, il n’y a pas d’assurance COVID-19 », a ajouté M. Beauregard.

Il entend déjà la déception de certains parents et des joueurs, surtout ceux dont c’était la dernière année pee-wee et qui attendaient le tournoi avec impatience.

« C’est regrettable pour nos jeunes, mais il faut protéger nos partenaires et nos bénévoles », a soutenu le président du tournoi.

« C’est le gros bon sens. On ne peut pas investir en ne sachant pas ce qui va arriver. »

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