8 décembre 2016
Le Zaricot en mode trad
Par: Olivier Dénommée

Un peu de trad pour vous mettre dans l’esprit des fêtes, ça vous tente? C’est du moins ce que propose Le Zaricot qui a invité Carotté le 9 décembre et Musique à bouches le 16, pour deux soirées festives et chaleureuses juste à temps pour le début la saison froide.

publicité

Carotté

Voilà un étrange mélange qu’est Carotté, fusionnant une musique traditionnelle festive à un punk-rock décapant. « Il y a beaucoup de musiciens du folklore parmi mes ancêtres, alors j’ai toujours baigné là-dedans… mais j’ai beaucoup plus écouté de punk durant mon adolescence! », explique Médé Langlois, guitariste de Carotté et surtout agriculteur de 11e génération à Neuville, dans la région de Québec. La rencontre de trois musiciens folk et trois punk (le guitariste s’inclut dans la seconde catégorie) a donné naissance à ce sextette hors norme qui accorde autant de place aux deux univers en apparence contraires, mais qui ne le sont pas tant que ça. « Notre musique s’adresse à un public de 8 ans à 90 ans, et souvent, ce sont les plus vieux qui veillent le plus tard à nos spectacles! », remarque-t-il.

Habitué des spectacles en région rurale, Médé Langlois conserve d’agréables souvenirs de ses derniers passages à Saint-Hyacinthe, avec GrimSkunk et Québec Redneck Bluegrass Project. « Autant en ville qu’en campagne, les gens réagissent bien à notre musique, mais dans un milieu rural, la réponse est instantanée quand on commence à jouer un reel. » Au prochain passage de Carotté au Zaricot, on nous promet « un gros party de 90 minutes de reels non-stop », qui plaira à ceux qui ont envie d’une musique qui « nous rentre dedans » et qui défoule. Le groupe punk-trad espère que le public démarrera un « thrash carré », le penchant punk du set carré. « Deux nouvelles chansons ont commencé à être jouées en spectacle. Nous pensons déjà à un nouvel album (le premier et seul opus de Carotté est paru en fin 2015), mais ça ne sera pas avant 2018 », précise le membre fondateur de Carotté. La performance du vendredi 9 décembre débutera à 21 h.

Musique à bouches

Cela fait une dizaine d’années que le groupe de Sherbrooke Musique à bouches roule sa bosse, mais beaucoup plus longtemps que les membres se connaissent. « Ça fait près de 20 ans qu’on est amis et qu’on chante ensemble. Nous ne sommes pas des musiciens de formation, mais nous aimions beaucoup faire des chansons pour nos amis. Puis, on nous a offert notre premier spectacle au Granada en 2006 », se remémore Sylvain Trudel, membre fondateur du quintette a capella, qui a donné plus d’une centaine de spectacles à travers la province depuis. Le rythme s’accélère pour le groupe depuis la sortie de Jusqu’aux oreilles, second opus qui a connu un bon accueil, autant du côté du public que de l’industrie, puisqu’il a été mis en nomination trois fois, dont au Canadian Folk Music Awards dans la catégorie Groupe vocal de l’année, qu’il a d’ailleurs remportée. « Personne ne s’imaginait que notre album pourrait décrocher trois nominations. Pour nous, c’est une reconnaissance de notre musique. » L’année 2017 s’annonce déjà chargée avec un gros spectacle à la Place des Arts de Montréal, de possibles collaborations avec Les Cowboys fringants, et une sollicitation de plus en plus forte outre-Atlantique.

« L’accueil du public est meilleur que ce qu’on espérait : l’album semble plaire à pas mal tout moment de l’année, ce qui nous permet de sortir du carcan des fêtes », selon Sylvain Trudel, précisant d’ailleurs que Musique à bouches n’interprétera pas de chansons de Noël au Zaricot. « Mais nous jouerons les chansons plus “swingueuses” de notre dernier album, avec des chansons humoristiques et parfois grivoises », promet-il durant son premier spectacle à Saint-Hyacinthe prévu le 16 décembre à 20 h.

image