22 mars 2012
Syndicalisation en agriculture
Legault tend l’oreille à l’Union paysanne
Par: Jean-Luc Lorry
Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.

Même si François Legault dit ne pas vouloir remettre en question dans l’immédiat le principe d’accréditation unique accordé à l’Union des producteurs agricoles (UPA), le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) tend tout de même l’oreille aux revendications de l’Union paysanne.

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Lors de sa récente visite à Saint-Hyacinthe, François Legault a entre autres rencontré le président de l’Union paysanne, Benoit Girouard.

« Ce fut une première prise de contact. M. Legault est favorable à nos idées. Nous allons nous revoir et établir plus de ponts entre la CAQ et l’Union paysanne », mentionne avec satisfaction M. Girouard, en entrevue au COURRIER.L’Union paysanne défend ardemment la pluralité syndicale et demande au gouvernement de mettre fin au statut de monopole de l’UPA. Le chef de la CAQ n’a pas profité de son passage dans la région pour se rendre à la Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe qui représente près de 4 200 fermes et 6 200 producteurs. Cette dernière est la plus importante parmi les 16 fédérations au Québec. François Legault avait plutôt opté pour une rencontre à Québec avec Marcel Groleau, président de l’UPA depuis début décembre. Cette visite à l’Union Paysanne serait-elle un signe que la CAQ est favorable à une pluralité syndicale au Québec? « Pour l’instant, nous ne prévoyons pas changer les règles. Cela dit, nous voulons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs du milieu agricole », indique Jean-François Del Torchio, attaché de presse de François Legault. Dans le cadre de la future politique bioalimentaire qui devrait être adoptée cette année, plusieurs organisations agricoles souhaitent que les producteurs aient la possibilité de choisir le syndicat qui les représente.

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