26 novembre 2015
L’envol de Salomé Leclerc
Par: Alice De guise
Salomé Leclerc sera de passage au Zaricot le 27 novembre.

Salomé Leclerc sera de passage au Zaricot le 27 novembre.

Après avoir mis la main sur une flopée de récompenses cette année, dont le convoité Prix Félix-Leclerc 2015 aux FrancoFolies de Montréal grâce à son dernier album 27 fois l’aurore, ­Salomé Leclerc sera de passage en sol maskoutain le 27 novembre sur la scène du Zaricot.

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C’est un spectacle haut en couleur qui vous sera offert ce vendredi. « La guitare prend plus de place que jamais dans le spectacle. Le show se donne sous la forme d’un trio et a un son assurément plus rock que l’album. Nous aimons nous renouveler, faire du sur place n’est pas une option pour nous. Par contre, je tiens à conserver des moments plus intimes, des moments qui reflètent peut-être un peu plus mes albums. Je vais faire quelques chansons toutes simples, uniquement guitare et voix », explique Salomé Leclerc.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, la ­musique a toujours eu une grande place dans sa vie. « J’ai été très chanceuse d’avoir deux grands frères qui ont voulu de moi dans leur « band de garage ». Ils m’ont appris à jouer de la batterie quand j’avais dix ans. J’ai aussi des ­parents « tripeux » de musique qui ont ­accepté de nous laisser faire tout ce ­vacarme. Je ne me suis pas réveillée un beau matin en me disant que je voulais être musicienne. Je crois que je suis née avec le gène », dit-elle en riant.

La jeune auteure-compositrice-interprète a plus d’un tour dans son sac. Même si elle en est uniquement à son deuxième album, sorti en 2014, elle a déjà remporté plusieurs prix : le Prix Espoir 2014 du ­Festival d’été de Québec, le prix Rapsat-Lelièvre reçu aux FrancoFolies de Spa en Belgique. De plus, l’Académie Charles-Cros en France lui a récemment décerné le titre de Coup de coeur chanson francophone 2015, et tout ça dans la même année.

L’année 2015 a été très prolifique pour Salomé. Cette multitude de prix lui a valu une belle visibilité. La notoriété approche à grands pas. « Ma deuxième tournée est très différente de la première. J’ai ­beaucoup moins de défrichage à faire. Les nouveaux publics se font plus rares qu’avant. Je me produis dans d’anciennes salles. Les gens connaissent mes albums. Je ne suis plus la petite nouvelle. Par contre, le public a désormais des ­attentes. C’est différent comme stress », soutient-elle.

Pour 27 fois l’aurore, Salomé a pu ­toucher davantage à la réalisation. La chanteuse faisait déjà la plupart de ses préarrangements sur ses maquettes. Elle caresse d’ailleurs le rêve de faire la réalisation entière de celui qui suivra. Plus encore, elle souhaiterait peut-être même réaliser ceux d’autres artistes.

« Sur 27 fois l’aurore, c’est ma plus grande participation au niveau de la ­réalisation. Je cosigne mon album. J’ai pris l’habitude d’imaginer mes arrangements et ça me plaît énormément. Je suis bien dans la bulle qui se crée dans un studio. Je crois que si je le pouvais, j’y passerais ma vie. J’aime construire et déconstruire des chansons pour en tirer le meilleur. Qui sait, peut-être qu’un jour j’aurai mon propre studio. »

Pour 2016, l’écriture d’un troisième ­album est définitivement au calendrier. « Je souhaite profiter de l’élan créatif que m’apporte 27 fois l’aurore. Je ne veux pas trop me reposer. Je vais terminer ma tournée. Je veux me laisser de la place pour des surprises, des propositions extérieures comme pour Légende d’un peuple » conclut-elle.

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