31 janvier 2013
L’équilibre de David Giguère
Par: Le Courrier
David Giguère présentera son premier album <em>Hisser haut</em>, le mercredi 6 février au Zaricot, dès 20 h.

David Giguère présentera son premier album Hisser haut, le mercredi 6 février au Zaricot, dès 20 h.

Aussitôt sorti du Collège Lionel-Groulx où il a complété une formation en interprétation théâtrale, David Giguère n’a pas tardé à se tailler une place tant au théâtre qu’en musique. Un équilibre parfait pour cet artiste qui vit à la vitesse grand V.

publicité

Depuis la sortie de son premier album Hisser haut il y a un an, David Giguère n’a pas eu le temps de s’ennuyer. Après avoir fait une apparition dans le film Starbuck de Ken Scott, l’acteur et chanteur a été plutôt actif sur la scène théâtrale au Québec. Il a joué, entre autres, dans les pièces Don Juan Uncensored et Caligula, présentée également en France et bientôt en Corée. En plus des tournées de spectacle et de ses projets personnels. Un idéal pour celui qui a découvert la musique alors qu’il apprenait le métier d’acteur.

« Les deux sont essentiels pour moi, avance David Giguère. Tant le métier d’acteur parce que cela me permet de travailler en complicité avec un metteur en scène qui dirige mes mouvements et me guide avec les mots de quelqu’un d’autre. Tant le métier de chanteur parce que je peux me laisser aller, écouter ma sensibilité et avoir une liberté de mots. En spectacle, je peux interpréter et créer sans structure, contrairement au théâtre où tout est structuré. »« Cela crée un équilibre parfait, poursuit-il. Et je ne suis jamais blasé. Parce que lorsque je travaille à fond dans l’un, je me remets dans l’autre. Il n’y a donc jamais nulle part où je m’assois. » Un jour, son père est arrivé à la maison avec des guitares. C’est à ce moment qu’il a appris à jouer de cet instrument. Mais c’est au contact du piano, alors qu’il étudiait en théâtre, que quelque chose de spécial s’est produit. Et aujourd’hui, c’est toujours au piano qu’il crée et joue sur scène.Mais sur scène, l’acteur n’est jamais bien loin. Même s’il tente d’en faire abstraction. « J’essaie de séparer l’acteur du chanteur, qu’ils évoluent chacun de leur côté. Mais c’est ma formation, c’est dans mon corps », explique-t-il.Malgré cela, il ne faut pas s’attendre à le voir jouer un personnage sur scène. Parce que c’est là tout son plaisir en spectacle. Être parfaitement lui-même tout en profitant de la proximité avec le public. Ce qu’il ne peut faire au théâtre.

Un parcours mérité

Alors qu’il a célébré, vendredi, l’anniversaire de son tout premier album, opus réalisé par Pilou et dont Arianne Moffatt a été la directrice artistique, dans le cadre d’un spectacle au National, Giguère constate quel beau parcours il s’est adonné à vivre la dernière année. Et ce que l’on retient à écouter l’artiste, c’est à quel point cela peut être important de bien s’entourer.

« Je pense que, oui, j’ai été choyé. Mais il y a aussi beaucoup de travail derrière cela. Je suis arrivé à Montréal avec un feu, un désir de faire des rencontres. Quand j’avais treize ans et que j’ai vécu un moment difficile, mon frère m’a dit que si je voulais du changement dans ma vie, je devais le créer. C’est ce que j’ai fait quand je suis arrivé à Montréal. Je suis tombé sur les bonnes personnes, mais j’ai fait les appels aussi avant pour provoquer cela. » Dès février, l’artiste plongera dans une période d’écriture en vue d’un second album. Après quoi, il ira au Brésil, en mars, présenter Hisser haut dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, suivi de la Corée, où sera jouée la pièce Caligula et où il en profitera pour présenter son premier opus. David Giguère présentera le spectacle Hisser haut le mercredi 6 février au Zaricot, dès 20 h.

image