21 juillet 2011
Les autochtones
Par: Martin Bourassa

Au risque de me faire lancer des flèches, je dois dire que sur le coup j’ai cru à une blague. Bonne ou mauvaise, je ne savais pas trop.

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Au risque de me faire lancer des flèches, je dois dire que sur le coup j’ai cru à une blague. Bonne ou mauvaise, je ne savais pas trop.

Mais d’apprendre que les opposants au pipeline de la pétrolière Ultramar en appelaient à leurs racines autochtones pour bloquer le projet m’a fait sourire. Je me demandais bien ce que Martin Scott et quatre autres propriétaires concernés avaient pu mettre dans leur calumet de paix. Plus que du tabac, non?Puis, Guillaume Carle, Grand Chef des peuples autochtones du Canada, a répondu à l’appel, tout comme celui de la Confédération des peuples autochtones. Et les médias ont accouru. Ne manquait que la cavalerie, me suis-je dit. Mais elle viendra peut-être si les tipis se lèvent cet été dans la verte campagne maskoutaine. L’idée a été avancée, ne riez pas. De toute évidence, des risques de dérapage pointent à l’horizon puisque tout ce qui touche aux revendications autochtones se traduit souvent par des complications insoupçonnées au Québec.Bonne nouvelle, le sage Grand Chef n’est pas débarqué à Saint-Hyacinthe avec sa hache de guerre. Du moins pas pour l’instant. « Les droits des peuples autochtones sont en jeu sur ces terres et Ultramar devra les respecter. Cette cause pourrait même se transporter devant le Tribunal international de La Haye et l’Organisation des Nations Unies », a même prévenu le Grand Chef honorable en entrevue au Soleil.Sauf que depuis ce temps, on s’envoie des flèches à qui mieux mieux dans le camp autochtone. Aux dernières nouvelles, le Grand Chef de la nation huronne-wendate, Konrad Sioui, contestait la légitimité du Grand Chef Carle tout comme celle de la Confédération des peuples autochtones, un organisme qui ne serait d’ailleurs pas reconnu par les autorités fédérales et provinciales. Ouffff.Quand il y a plus de chefs que d’Indiens, ce n’est jamais bon signe.

M.B.

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