11 octobre 2012
Fin de la session d'hiver
Les étudiants soufflent un peu
Par: Maxime Prévost Durand

Un grand soupir de soulagement s’est fait entendre dans les corridors du Cégep de Saint-Hyacinthe le vendredi 28 septembre, alors que l’interminable session d’hiver a pris fin.

Publicité
Activer le son

La majorité des étudiants était très contente de pouvoir respirer à nouveau, la charge énorme de travail étant maintenant derrière eux. « Quand on est revenu à l’école en août, c’était la période de mi-session, avec tous les projets et examens que ça implique, alors on était déjà très chargé. Par la suite, les profs manquaient de temps, on a dû faire beaucoup de travaux à la maison. J’ai même fait des examens chez moi », explique Yannick Gaudette, étudiant en sciences humaines.

« C’était horrible, affirme de son côté Amélie Lamontagne, du programme de science santé. On a dû assimiler beaucoup trop d’informations pour le temps que nous avions. » Elle a dû sacrifier des heures de sommeil à plusieurs reprises pour être en mesure de tout faire.Il s’agit de la conséquence directe de la grève générale illimitée qui a touché plusieurs cégeps et universités du Québec, dont le Cégep de Saint-Hyacinthe. Valait-il la peine de s’imposer pareil fardeau pour dénoncer la hausse des frais? « Oui, c’est certain que ça a valu la peine, je le referais », soutient Yannick. « On voit qu’il y a déjà des résultats. D’ailleurs, des personnes que j’ai vues manifester, je n’en ai entendu aucune se plaindre. Ceux qui étaient pour la grève ont assumé leur geste. » Certains y ont goûté encore plus durement. Quelques étudiants finissant leur DEC ont dû débuter leurs études universitaires parallèlement à leur fin de session collégiale. La majorité allait étudier du côté de l’UQTR (Trois-Rivières) ou de l’Université Laval. Ils ont dû se déplacer pour y suivre leurs cours, une mission quasi impossible en plus de la charge de travail déjà énorme au cégep. « Ce fut l’enfer pour eux, je ne sais pas comment ils ont fait », de dire Orélie Robert, étudiante en sciences humaines.Pour certains étudiants, dont la rentrée universitaire s’est déroulée le 1 er octobre, l’anxiété était bien présente. En plus du déménagement forcé, la prochaine session ne s’annonce pas de tout repos non plus. « C’est déjà une marche à monter que d’aller à l’université. Et j’ai déjà un professeur qui nous a envoyé un message nous disant qu’on devra se mettre au boulot très rapidement », disait Yannick en entrevue vendredi dernier.Au Cégep de Saint-Hyacinthe, les élèves bénéficieront d’un congé de deux semaines. Ils seront de retour le 15 octobre pour débuter la session d’automne. Celle-ci se poursuivra après les deux semaines de congé prévues pour le temps des fêtes. Elle sera tout de même amputée de deux semaines de cours, n’en comptant que treize comparativement aux quinze habituelles.

Nouveau président à venir

Le Regroupement des étudiants et étudiantes du cégep de Saint-Hyacinthe (Reecsh) aura un nouveau visage à la présidence à compter de la prochaine session. Le temps était venu pour Anthony Chiasson-Leblanc de tirer sa révérence.

« C’était une charge très grande. J’ai beaucoup donné. Je souhaite maintenant me concentrer davantage sur mes études », a-t-il confié au COURRIER. Il assumera toujours ce rôle pour débuter la session d’automne, le temps qu’un autre président ou qu’une présidente soit nommé(e) pour le remplacer. Deux personnes se sont déjà montrées intéressées par le poste jusqu’à présent. Le tout se décidera en assemblée générale.

image