9 octobre 2014
Olymel en appel
Les ex-travailleurs de Saint-Simon offusqués
Par: Jean-Luc Lorry
Environ 250 ex-travailleurs de l’usine Olymel de Saint-Simon ont fait salle comble au centre des loisirs de Saint-Thomas-d’Aquin. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Environ 250 ex-travailleurs de l’usine Olymel de Saint-Simon ont fait salle comble au centre des loisirs de Saint-Thomas-d’Aquin. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Sur la photo dans l’ordre habituel; Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN, David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN; Jean Lacharité, vice-président de la CSN et Michel Daigle, président du syndicat des travailleurs d’Olympia-CSN. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Sur la photo dans l’ordre habituel; Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN, David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN; Jean Lacharité, vice-président de la CSN et Michel Daigle, président du syndicat des travailleurs d’Olympia-CSN. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Depuis que la direction d’Olymel a porté en appel la décision d’un tribunal d’arbitrage qui avait jugé illégale la fermeture de l’usine de Saint-Simon, ses ex-travailleurs crient au scandale.

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Ces derniers jours, environ 250 ex-employés qui travaillaient à cette usine de découpe de porc se sont réunis lors d’une assemblée générale extraordinaire organisée par la CSN au pavillon des loisirs de Saint-Thomas-d’Aquin.

« Malgré plusieurs jugements en notre faveur, voilà qu’Olymel se moque carrément de nous en engageant de nouvelles contestations. Olymel peut bien étirer les procédures sur sept, dix ou vingt autres années, nous, on va être là comme un seul homme », a déclaré Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia-CSN.

Dans ce dossier, le nerf de la guerre vise le montant de l’indemnité qu’Olymel devrait verser à ses ex-travailleurs que la partie syndicale estime à 14 M$. Ce montant correspond aux salaires et avantages sociaux que l’employeur devrait à son personnel entre la date de fermeture de l’usine (20 avril 2007) et la date d’échéance de la convention collective (16 octobre 2007).

« À l’évidence, on fait face à un employeur qui démontre un acharnement hors du commun contre ses propres travailleurs. Si Olymel avait mis toute cette énergie à tenter de régler les injustices qu’elle a elle-même créées, on n’en serait pas rendu là, sept ans plus tard », mentionne Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Chez le géant de la transformation de viande, on estime que l’entreprise dispose de motifs solides pour demander au tribunal d’annuler la décision de l’arbitre.

« Le service juridique de la CSN va retourner devant les tribunaux pour faire valoir le droit des travailleurs jusqu’au terme des procédures », complète François Forget, conseiller au Service des communications de la CSN.

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