8 novembre 2012
Complexe sportif de trois glaces
Les exemples de Chambly et de Saint-Constant
Par: Maxime Prévost Durand
Syscomax veut implanter des complexes sportifs comme celui-ci aux quatre coins du Québec.

Syscomax veut implanter des complexes sportifs comme celui-ci aux quatre coins du Québec.

La Ville de Saint-Hyacinthe ne serait pas la première à s’entendre avec le promoteur privé Syscomax de Mirabel pour la construction et la gestion d’un complexe sportif de trois glaces. Elle suivrait l’exemple donné récemment par les municipalités de Chambly et de Saint-Constant.

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Voici à quoi ressemblent concrètement les ententes négociées entre ces deux villes de la Montérégie et Syscomax.

Chambly

À Chambly, le Complexe sportif de trois glaces a été inauguré le 8 septembre. C’est le premier projet du genre pour Syscomax qui souhaite reproduire des projets similaires aux quatre coins du Québec. Avant l’arrivée de ces trois glaces, seul l’aréna Robert-Lebel desservait les Chamblyens.

Le maire Denis Lavoie et Syscomax se sont entendus sur un bail emphytéotique de 99 ans. Comme il est discuté à Saint-Hyacinthe, un nombre d’heures a été loué par la Ville de Chambly. Quarante-deux par semaine à un tarif préférentiel de 150 $ / heure et dix heures supplémentaires au tarif de 175 $ / heure, pour un montant garanti annuel de 418 000 $. Un tarif de 300 $ sera appliqué pour chaque heure supplémentaire si le besoin s’en fait sentir. Cette entente est en vigueur pour cinq ans et sera reconduite les dix années suivantes au même tarif. « Ce qu’on voulait, c’était ajouter de nouveaux plateaux sans avoir à investir massivement. En plus, on récupère des taxes et nos heures de glaces nous coûtent moins cher. À l’aréna Robert-Lebel (l’aréna public de Chambly), ça nous coûte 180 $ / heure et avec Syscomax, c’est 150 $ / heure. Ça devient un moteur économique pour la région. On ajoute 50 à 60 emplois qui ne relèvent pas de la Ville » affirme M. Lavoie en faisant allusion au personnel exigé pour le service de restaurant et la boutique du complexe sportif.Comme ce serait le cas à Saint-Hyacinthe, en plus du complexe privé de Syscomax, Chambly conserve tout de même un aréna public. Le maire assure que les deux endroits sont utilisés de la même façon et que les différentes associations n’y voient pas de différence au final. Ils peuvent aussi bien s’entraîner une journée à Robert-Lebel et jouer une partie de hockey le lendemain au complexe, et vice-versa.Les heures louées par la Ville sont donc mises à la disposition des associations de hockey mineur, de patinage artistique et des autres clubs. Pour le patinage libre, les tarifs offerts au nouveau complexe dans les heures de location de la Ville sont uniformisés avec ceux de l’aréna Robert-Lebel.Les ligues de garage ont cependant écopé. Les équipes doivent payer le prix fort à Syscomax. À titre d’exemple, une équipe voulant jouer le mercredi soir déboursera 7 600 $ plus taxes pour jouer un minimum de 31 parties. Le vendredi soir, le coût est de 6 863 $ plus taxes pour un minimum de 29 parties et le samedi après-midi, le tarif est le moins dispendieux à 5 200 $ plus taxes par équipe pour un minimum de 26 parties.

Saint-Constant

À Saint-Constant, la construction du complexe de trois glaces a débuté officiellement le 23 octobre et l’ouverture est prévue dès l’été 2013.

De ce côté, l’aréna public existant avant l’arrivée de Syscomax sera vendu, laissant le champ libre au privé pour l’exploitation de glaces dans cette ville. Un bail emphytéotique de 60 ans a été signé, selon un modèle qui pourrait être reproduit à Saint-Hyacinthe. Saint-Constant s’est engagée à louer 2 790 heures au coût unitaire de 300 $ pendant cinq ans, une entente renouvelable par la suite.Chaque année, la Ville devra donc débourser 960 000 $. On déduira ensuite les taxes foncières (150 000 $) et les revenus de location (64 000 $) récupérés.

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