26 avril 2018
Les nouveaux maires dans la MRC
Les Giard, maires de père en fils à Saint-Simon
Par: Benoit Lapierre
Simon Giard, nouveau maire de Saint-Simon, dans la salle du conseil.

Simon Giard, nouveau maire de Saint-Simon, dans la salle du conseil.

Le nom Giard est étroitement lié à la petite histoire de la municipalité de Saint-Simon.

Le nom Giard est étroitement lié à la petite histoire de la municipalité de Saint-Simon.

En devenant maire de Saint-Simon à l’automne 2017, Simon Giard a suivi parfaitement les traces de son père, Hermel, décédé le 9 février à l’âge de 82 ans.

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« Mon père a été maire de Saint-Simon durant 14 ans, de 1979 à 1993. À la première réunion du conseil que j’ai présidée, je l’ai vu arriver tranquillement à 20 h et s’asseoir dans la salle. C’est un souvenir que je vais toujours garder. Il était tellement fier de me voir maire! », raconte le nouveau maire Giard.

Élu sans opposition comme les autres membres du conseil, il était le candidat naturel à la succession de Normand Corbeil, qui avait pris la décision de se retirer après avoir occupé la mairie durant 16 ans. « J’ai siégé avec lui durant les huit années où j’ai été conseiller. Il a été mon mentor et un très bon maire », souligne-t-il.

Il se dit parfaitement à l’aise dans ses nouvelles fonctions, malgré tous les dossiers dont il doit maintenant s’occuper à la municipalité et à la MRC des Maskoutains, en plus de son travail à la ferme. « Ça me fait pas mal de réunions, mais je suis habitué à ça parce que des comités, il y en a eu beaucoup dans ma vie. J’ai été président de la Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe, deux fois président de l’Expo, j’ai été président de la Chambre de commerce de 2015 à 2017 et je peux vous en nommer longtemps comme ça. J’ai aussi été administrateur du CIAQ [Centre d’insémination artificielle du Québec], une organisation extraordinaire, mais méconnue, qui compte 300 employés et qui fait rayonner Saint-Hyacinthe à travers le monde », s’enthousiasme l’agriculteur passionné qui se cache sous son costume de maire.

La municipalité de Saint-Simon occupe une partie de l’ancienne école des sœurs de Saint-Joseph, un bel édifice patrimonial qui lui rappelle de beaux souvenirs. « C’est dans ce localque j’ai fait ma maternelle! », a-t-il lancé en entrant dans la salle du conseil avec les représentants du COURRIER.

À la MRC, il siège aux comités du patrimoine, du développement économique et de la famille. « Le rôle que peut jouer la MRC, ça aussi, c’est méconnu. J’aime siéger à la MRC : ça m’aide à comprendre les réalités de la région et de chacune de ses municipalités. » 

Et à Saint-Simon, qu’est-ce qui se brasse dans les affaires municipales? « Ça fait peut-être très cliché ce que je vais vous répondre, mais ce qu’on fait surtout, c’est d’administrer la municipalité au plus bas coût possible. C’est tellement ça, la réalité, avec l’entretien des routes. »

Il signale toutefois qu’actuellement, la municipalité suit de près deux dossiers impliquant des partenaires : l’extension du réseau de la fibre optique et l’agrandissement de l’école Notre-Dame-de-la-Paix, laquelle pourrait compter quatre classes de plus dans deux ans. « Être obligé d’agrandir l’école, je dirais que c’est un beau problème. On a beaucoup de demandes de gens qui veulent venir s’établir à Saint-Simon, mais il n’y a plus de terrains à vendre ici. »

Le gel des périmètres urbains imposé par Québec aux MRC périmétropolitaines, dont Les Maskoutains, le dérange beaucoup. « Les villes comme Granby et Drummondville ne vivent pas ce problème-là, et c’est un peu frustrant pour nous. »
Du côté de l’usine de découpe d’Olymel, fermée depuis maintenant dix ans, il n’y a rien de nouveau, mais Simon Giard ne perd pas espoir. « Au moins, le conflit de travail est maintenant réglé et on peut penser à l’avenir. Olymel continue de payer pour son débit d’eau réservé, comme c’était prévu dans l’entente. »

Le village de Saint-Simon est desservi en eau par la Ville de Saint-Hyacinthe grâce à une conduite d’aqueduc de 355 mm de diamètre qui s’étire sur 11 km et qui a été inaugurée en 2005. Le débit quotidien réservé à Olymel représente 1700 m3 d’eau sur un approvisionnement potentiel de
2523 m3, au total.

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