7 avril 2016
Les paradis fiscaux
Par: Pierre Bornais
Les paradis fiscaux

Les paradis fiscaux

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Ce n’est pas la première fois qu’ils font partie de l’actualité. Tout ce que le ­commun des mortels sait à leur sujet, c’est qu’ils constituent un refuge sécuritaire – jusqu’à nouvel ordre – pour les gens bien nantis qui veulent mettre leur fortune à l’abri des mesures fiscales en ­vigueur dans leur pays d’origine; acquise en respectant les lois ou autrement.

Pour certains, il s’agit d’un réflexe de défense de particuliers qui estiment que les gouvernements gaspillent littéralement les fonds publics. Et en prenant en compte ce qui se passe au quotidien dans notre environnement fiscal, il est difficile de contester une telle affirmation.

Par contre, les règles qui régissent notre société font une obligation pour chacun d’acquitter sa part des frais engagés en fonction de ses revenus. Et ce n’est pas en la jouant individuellement, par l’évasion fiscale, que la situation changera. Car pour trouver les fonds nécessaires, l’état ne se gêne pas pour taxer à fond la ­fameuse classe moyenne qui, elle, n’a pas les moyens de protéger sa « fortune ».

C’est une question d’équité et de ­responsabilité sociale!

Voilà des termes nobles, mais qui ne semblent pas jouir d’une grande considération de la part des citoyens, partout dans le monde. Ce serait plutôt : chacun pour soi et au plus fort la poche!

La divulgation de centaines de milliers de dossiers d’évasion fiscale – une faible partie de l’ensemble mondial des utilisateurs – pourra-t-elle modifier la ­situation?

Une certaine dose de scepticisme est de mise car ce « cancer économique », comme l’ont qualifié certains observateurs, possèdent des racines profondes.

Tant mieux si, au Canada et au Québec, on peut récupérer quelques milliards en appliquant les mesures requises pour contrer le phénomène.

En souhaitant que les gouvernements sauront aussi les utiliser à bon escient.

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