19 mars 2020
Les restaurateurs sur les dents
Par: Martin Bourassa

Isabelle Parenteau, copropriétaire de la rôtisserie Excellence de Saint-Hyacinthe. Photothèque | Le Courrier ©

Depuis lundi, la salle à manger de la rôtisserie Saint-Hubert de Saint-Hyacinthe n’est plus accessible. Le service à l’auto et la livraison sont maintenus, Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Ce n’est pas la joie parmi les restaurateurs maskoutains ces derniers jours.

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Certains ont été contraints de fermer leurs portes, tandis que d’autres n’ont eu d’autres choix que de restreindre leurs opérations afin de se conformer aux exigences dictées par le gouvernement et la santé publique, pandémie de la COVID-19 oblige.

À la rôtisserie Excellence de Saint-Hyacinthe, la propriétaire Isabelle Parenteau tente de composer avec la situation du mieux qu’elle le peut. Elle a réduit la capacité de sa salle à manger de moitié, sans toutefois devoir effectuer de nombreuses mises à pied. La clientèle est encore au rendez-vous. La livraison reste le moteur des cuisines puisque les centaines de livraisons par semaine se maintiennent, coronavirus ou pas.

« Nous suivons les recommandations à la lettre, mais nous faisons encore plus de nettoyage qu’à l’habitude, dit Mme Parenteau. Le moral reste bon grâce aux encouragements de notre clientèle. Nous sommes rigoureux, positifs et proactifs. Nous n’avons qu’un seul restaurant, alors on s’en occupe et on s’occupe de notre monde. » La restauratrice de métier craint toutefois que le gouvernement impose prochainement la fermeture complète des salles à manger en restaurant d’ici peu, à l’image de ce qu’a décidé le gouvernement ontarien.

Du côté de la rôtisserie St-Hubert de Saint-Hyacinthe, on n’a pas attendu de se voir imposer ce geste pour procéder à la fermeture complète de la salle à manger. La décision a pris effet lundi, forçant la clientèle à se rabattre sur la livraison et le service au volant où les risques de contagion sont plus réduits.

« C’était la décision qui s’imposait, note Steve Deslauriers, copropriétaire. Pour le bien de la clientèle et pour ne pas mettre nos employés à risques. Des gens qui auraient dû demeurer à la maison se présentaient à la porte encore dimanche et nous en avons refusé. Mais on ne peut pas jouer à la police non plus. »

Par la force des choses, il n’a pu conserver que 23 de ses 105 employés habituels. « La demande est encore là, mais on ne fait pas nos frais dans le contexte actuel. Nous n’opérons pas pour faire des sous, mais par obligation sociale. On offrira le service aussi longtemps qu’on pourra, mais si ça perdure, on n’y arrivera pas. Rouler à perte, même pour faire œuvre utile, ça ne peut pas durer indéfiniment. »

Du côté de la Cage Brasserie sportive de Saint-Hyacinthe, on fonctionne toujours avec une capacité réduite de moitié en salle à manger et on a aussi restreint les heures d’ouverture. Des promotions ont aussi été mises de l’avant.

Dans les Tim Hortons, il a été décidé d’interdire la consommation en salle à manger pour se concentrer sur le service à l’auto et le comptoir à emporter.

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