28 juin 2012
Les rêveries de Claude Therrien
Par: Le Courrier
L'artiste-peintre Claude Therrien présente l'exposition <em>Mouvements intérieurs</em> jusqu'au 13 juillet au Bureau de tourisme et des congrès de Saint-Hyacinthe.

L'artiste-peintre Claude Therrien présente l'exposition Mouvements intérieurs jusqu'au 13 juillet au Bureau de tourisme et des congrès de Saint-Hyacinthe.

Il s’agit de sa première exposition en dehors des murs de la Médiathèque maskoutaine. Avec plus d’une vingtaine d’oeuvres réalisées au pastel et autres médiums, l’artiste-peintre maskoutain Claude Therrien présente l’exposition Mouvements intérieurs jusqu’au 13 juillet, au Bureau de tourisme et des congrès de Saint-Hyacinthe.

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D’abord céramiste de métier, Claude Therrien a toujours pratiqué le dessin, mais cela ne fait que depuis 2009 qu’il s’y consacre plus sérieusement. L’exposition qu’il présente en ce moment est donc conçue d’oeuvres qui s’étalent sur trois ans. Se disant grandement influencé par le mouvement artistique psychédélique qui a pris beaucoup d’ampleur au cours des années 60 et 70, l’artiste propose des oeuvres où se côtoient le figuratif et l’abstrait.

« Le thème de l’exposition Mouvements intérieurs, cela le dit en gros, il s’agit de mes chimères à moi. On peut appeler cela aussi des rêveries. Je viens de la génération 70, où l’art psychédélique était populaire. Mais je suis aussi influencé par les surréalistes. Qui n’aime pas les oeuvres de Dali ou Chagall! Chagall, d’ailleurs, c’est lui qui m’a le plus impressionné parce que ses dessins sont également naïfs et c’est cela que j’ai voulu faire : de l’art psychédélique et naïf », explique Claude Therrien.Bien qu’il s’agisse des rêveries de l’artiste, ses oeuvres ne renferment pas de message ou une intention quelconque. Mais l’interprétation diffère d’un spectateur à l’autre.« Il faut prendre le temps d’observer les dessins parce que je pense que la réception est différente pour chaque personne. C’est vraiment personnel ce que l’on peut aller chercher dans chaque dessin », poursuit-il.Contrairement aux portraits, qu’il intègre d’ailleurs dans son exposition, l’art abstrait permet à l’artiste maskoutain de travailler son imagination et de sortir des sentiers battus. « Au départ, je ne sais jamais ce que je vais faire, mais c’est là où je prends mon plaisir. Cela me force à travailler mon imagination et pour moi, cela ne me dérange pas c’est un jeu. Tandis que les portraits, j’aime moins cela, mais j’en fais pour ne pas perdre ma technique parce que j’en faisais beaucoup dans ma vingtaine. »Ayant travaillé plusieurs médiums dans sa vie, Claude Therrien a davantage utilisé le pastel pour la création de ses oeuvres. Se définissant principalement comme un dessinateur plus qu’un peintre, ce dernier explique parvenir à mieux agrémenter ses créations avec ce médium qui ne se mélange pas. Il ajoute toutefois d’autres médiums à ses oeuvres, tels que l’acrylique, la feuille composite et le vernis.« Appliquer du vernis à la finition est une technique qui des fois prend plus de temps, mais qui peut être surprenante. Quoi que tu puisses faire avec le vernis, cela peut gâcher ton tableau, comme cela peut l’agrémenter. Mais je trouve que cela vaut la peine », conclut-il.

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