29 novembre 2012
Les sceptiques
Par: Pierre Bornais
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Notre vie politique est marquée depuis des années par un scepticisme qui se développe encore au sein de la population.

Après trois mois d’un nouveau gouvernement, il semble que le scrutin du 4 septembre ne modifiera pas de façon notable l’opinion du plus grand nombre d’entre eux. Après un départ canon, Mme Marois et son équipe ont vite fait de retraiter sur certains éléments « centraux » de leur programme. Le plus récent étant sans doute la « petite ouverture » concernant l’inversion du pipeline Sarnia-Montréal pour y transporter le pétrole de l’Alberta. Et le budget pour les quinze prochains mois, présenté récemment, a marqué à sa façon un autre recul important sur des sujets majeurs. À l’exception d’une taxation accrue des « riches », on a eu recours à la cigarette et à l’alcool pour combler une partie du budget. Mais là où tout le monde sera éventuellement touché, c’est avec le dégel du bloc patrimonial d’électricité. Comme sur bien d’autres sujets, les avis sont partagés : certains souhaitaient le maintien de ce tarif préférentiel, alors que d’autres réclamaient le dégel notamment pour lutter contre la consommation… en oubliant les plus faibles économiquement. Selon la lunette utilisée pour analyser cet exercice budgétaire, on y voit « une réalisation remarquable » ou un « abandon des principes de la campagne électorale ». La situation économique du Québec est pour le moins fragile; ce qui n’est pas étranger à certains virages ou modifications de ce que le nouveau gouvernement voulait entreprendre. Mais y avait-il vraiment une surprise à ce chapitre? Pourquoi y être aller de promesses et de programmes avant de prendre connaissance de l’état des finances? À ce jour, le bilan net ne fait que conforter les sceptiques et en augmenter le nombre. Beau travail! -30-

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