18 octobre 2018
Carte blanche
Les trottoirs
Par: Christian Vanasse
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Comme s’il n’y avait rien de plus urgent que favoriser la circulation des chars au détriment de celle des piétons qui devront marcher sur le gazon. Lui aussi interdit parce qu’on le douche aux produits chimiques pour qu’il soit plus vert.

C’est maintenant plus facile pour une ville rouler ses trottoirs que pour un citoyen rouler un deux-papiers. Ben oui, le pot. C’est légal! Enfin! On peut fumer tout ce qu’on veut, mais… nulle part. Bout de batte, c’est encore plus illégal que lorsque c’était illégal.

Près des écoles, sur les terrasses, sur la route, ok, mais saviez-vous qu’il sera aussi illégal de fumer en canot? C’est déjà interdit d’être saoul à bord d’une embarcation sur un cours d’eau, là, tu pourras pas être gelé. Voulez-vous ben me dire pourquoi on ferait du canot? Quand même ironique.

Y a maintenant trois affaires tout à fait légales, mais qu’on doit se cacher pour faire : fumer du pot, faire l’amour et voter.

Et la CAQ veut augmenter l’âge de consommer à 21 ans, mais en laissant celui de l’alcool à 18. Hey les jeunes : « Commencez donc par l’alcool, qui cause directement des milliers de morts et d’hospitalisations chaque année. »

C’est d’une logique implacable. Avec un joint, t’es juste dans lune, pis t’oublies tes clés un peu partout. Mais ça va coûter ben moins cher à l’état de faire des doubles de clés que de payer des pilules pis des traitements. François Legault dévoile son conseil des ministres le lendemain de la « légalisation ».

Coïncidence? Nan. C’t’un des effets pervers du pot… être distrait… oublier ce qui était important de faire. Ou le remettre à plus tard.

De quoi je parlais donc?… ah, oui!… les trottoirs. Ah, schnoutt. J’ai plus de place. J’le ferai demain.

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