11 octobre 2018
Bilan de santé économique
L’heure de la récolte
Par: Martin Bourassa

Pour une 24e année consécutive, Le Courrier vous arrive avec son cahier spécial des 200 plus grandes entreprises de la MRC des Maskoutains, dressant la liste de nos employeurs par ordre d’importance en fonction du nombre d’employés.

C’est un cahier toujours très attendu et apprécié de nos lecteurs et du milieu socio-économique puisque sa crédibilité n’est plus à faire. Il sert en quelque sorte à prendre le pouls de nos principaux employeurs, donc de notre économie régionale.

Ce bilan de santé est rendu possible grâce à la précieuse collaboration des entreprises et il permet surtout de mesurer le chemin parcouru depuis un an. Vous serez heureux d’apprendre que le patient se porte très bien merci, à la lumière des chiffres que nous avons comptabilisés et analysés pour vous. L’édition 2018 recense un sommet inégalé de 32 120 emplois, soit 1062 emplois de plus (3,3 %) que l’édition précédente.

Ce cahier s’est aussi attardé sur ce qui se révèle déjà comme le fait saillant économique de l’année 2018 dans la région : la relance réussie du tourisme d’affaires, en raison de l’émergence du Centre de congrès et de l’Hôtel Sheraton. On ne peut pas nier l’effet boule de neige de ces deux équipements au niveau du développement commercial du secteur nord, particulièrement sur la restauration.

Au niveau industriel, il n’y a pas eu de grand coup de circuit cependant. Des progrès notables et encourageants, mais rien qui frappe l’imaginaire comme l’annonce, lundi, de la venue de CGI à Drummondville avec ses 300 emplois d’ici cinq ans. Étions-nous dans le coup? Je ne peux le dire, sinon constater l’évidence. Ces 300 emplois de qualité dans le secteur des technologies de l’information verront le jour ailleurs que dans la Cité de la biotechnologie.

Espérons que le coup de circuit viendra d’ici la fin de l’année ou au début de la prochaine avec la confirmation qu’Exceldor relocalisera son usine de Saint-Damase en terre maskoutaine. Plus le temps passe et plus l’inquiétude monte d’un cran. Encore davantage depuis l’annonce de la fermeture de la fromagerie Agropur de Saint-Damase en avril prochain. On ignore combien de la centaine d’emplois pourront être récupérés aux installations d’Agropur à Saint-Hyacinthe, mais il y aura des pertes d’emplois, c’est évident. On pourra mesurer l’impact de tout cela dans le cahier des 200, spécial 25 ans. Ce serait bien d’avoir une ou deux grosses nouvelles économiques à nous mettre sous la dent d’ici là. Il y a peut-être de l’espoir à ce chapitre puisque la Ville de Saint-Hyacinthe envisage la possibilité d’offrir des incitatifs aux industries majeures. Espérons qu’elle aura plus de succès avec cela qu’avec ses nouveaux incitatifs visant à stimuler l’immobilier sur son territoire. L’octroi de tels incitatifs est souvent décrié, mais il importe d’être au même diapason que la concurrence, question de jouer d’égal à égal.

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