31 janvier 2013
L’hôpital Saint-Charles (4)
Par: Le Courrier
Salle d’opérations majeures à l’hôpital Saint-Charles.

Salle d’opérations majeures à l’hôpital Saint-Charles.

Bénédiction de l’hôpital Saint-Charles

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Bénédiction de l’hôpital Saint-Charles

Le Clairon juin 1930. « La bénédiction du nouvel hôpital Saint-Charles, le 5 juin, a donné lieu à une belle cérémonie religieuse, présidée par notre Évêque Mgr Fabien-Zoël Decelles. Après, eut lieu la bénédiction solennelle du Très Saint-Sacrement, dans la chapelle de l’hôpital.

Ensuite un goûter fut servi et quelques allocutions furent prononcées par Mgr Decelles, l’honorable Télesphore-Damien Bouchard, député du comté à Québec, le Dr Henri Pagé, président du Bureau médical.Dans son allocution, Mgr de Saint-Hyacinthe déclara que le nouvel hôpital était vraiment l’oeuvre de l’union des bonnes volontés. La construction de cet hôpital devait entraîner des dépenses de l’ordre de 600 000 $ qui fut consenti par les religieuses de la Charité avec 60 000 $ d’économies amassées à force de privations et de sacrifices depuis environ quarante ans.Les religieuses ont aussi rencontré un concours précieux dans l’octroi de 100 000 $ accordé par le Gouvernement provincial sur la demande de l’honorable T.D. Bouchard qui, dans les circonstances, a rendu un service aussi grand qu’appréciable.Mgr Decelles remercie tous ceux qui avaient contribué de quelques manières que ce soit à la construction et à l’ameublement de l’hôpital.En terminant, il invite les médecins de la ville et des environs à favoriser cette Institution de leurs concours dévoués. »

L’hôpital Saint-Charles 1929-1940

Durant ces dix années, l’hôpital, avec le concours des membres du Bureau médical, progresse rapidement et les religieuses réalisent que les gros sacrifices consentis ne le furent pas en vain

Souhaits du jour de l’An

Au début de 1930, une rencontre, qui devint annuelle par la suite, fut organisée par les membres du Bureau médical, soit, une réunion avec les autorités religieuses pour les souhaits de Bonne Année.

Le Dr Henri Pagé, président du Bureau médical, exprime aux religieuses ses souhaits de santé, de bonheur pour toutes et de succès dans la marche de l’hôpital. Ensuite, en souhaitant la Bonne Année à ses confrères, il se charge de leur donner des conseils et de les émailler de citations appropriées.

Le boisé

En juin 1932, le Dr Pagé, qui est maire de Saint-Hyacinthe, offre à la direction de l’hôpital, et cela très gracieusement, d’aller chercher des arbres dans les bois appartenant à la Cité de Saint-Hyacinthe.

L’invitation est acceptée avec reconnaissance et 238 arbres de différentes essences, sont transportés à l’arrière de l’hôpital. Ce fut l’origine du boisé où les religieuses installèrent, quelques années plus tard, un kiosque de repos; il faisait bon s’y rendre durant les grandes chaleurs.

Reconnaissance de l’hôpital

Le 17 octobre 1933, les autorités religieuses et le Bureau médical recevaient une lettre de l’American College of Surgeons les informant que le dit hôpital Saint-Charles, à la suite de la visite de leurs examinateurs, venait d’être reconnu comme institution de première classe. C’était la première fois qu’une telle reconnaissance était adressée à l’hôpital Saint-Charles. Cette approbation fut répétée par la suite à tous les deux ou trois ans.

Vente de l’hôpital

En novembre 1934, la note suivante paraissait dans la Gazette Officielle du Québec; « Parce que depuis janvier 1931, l’hôpital Saint-Charles n’a pas payé ses taxes foncières, il sera rendu aux enchères à la mi-décembre ». Vous pouvez imaginer la consternation et l’agitation que cette nouvelle a soulevées dans le public et surtout à l’hôpital.

De part et d’autres, des compromis furent tentés, mais sans succès. Les religieuses, en se saignant à blanc, ont pu amasser la somme de 15 487 $ et acquitter leur dette. L’histoire politique de l’époque aurait sûrement une explication à donner!

Premier ajout de lits — École des Signaleurs

En octobre 1941, l’École des Signaleurs de la Marine, localisée dans le quartier numéro 5 de la Cité de Saint-Hyacinthe, demande aux autorités de l’hôpital Saint-Charles de leur procurer, si possible, des facilités d’hospitalisation, de traitement et d’opération pour les cas qu’ils ne peuvent traiter convenablement à leur infirmerie. À cet effet, le solarium du deuxième étage et le corridor y conduisant sont convertis en unité de soins et une douzaine de lits y sont aménagés.

Clinique des maladies vénériennes

Au début d’août 1943, le Dr Lalande, du service d’épidémiologie du Québec, et le Dr Choquette, de l’Unité Sanitaire de Saint-Hyacinthe, visitent l’hôpital Saint-Charles et étudient la possibilité, en compagnie de la soeur supérieure, d’ouvrir une clinique de diagnostic et de traitement des maladies vénériennes.

À cause de la guerre et de la présence de l’École des Signaleurs, il y avait recrudescence des cas de maladies vénériennes. Deux cliniques par semaine furent organisées; un médecin et deux infirmières en prirent charge. Cette clinique a fonctionné durant une dizaine d’années. À la fermeture, les cas encore sous traitements furent dirigés à leur médecin de famille.

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