28 juillet 2016
Deuxième repli consécutif des ventes à Saint-Hyacinthe
L’immobilier résidentiel reprend son souffle
Par: Le Courrier
Le marché résidentiel tourne un peu au ralenti depuis le début de l’année chez nous, mais l’optimisme reste de mise du côté de la Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe. Le marché de la revente de condo se porte très bien. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le marché résidentiel tourne un peu au ralenti depuis le début de l’année chez nous, mais l’optimisme reste de mise du côté de la Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe. Le marché de la revente de condo se porte très bien. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Seulement 161 ventes résidentielles ont été réalisées au cours du deuxième trimestre de 2016 dans le marché immobilier maskoutain, soit une diminution de 5 % par rapport au deuxième trimestre de 2015.

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Il s’agit d’une deuxième diminution consécutive après celle de 13 % survenue au premier trimestre de cette année, selon les statistiques compilées par La Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe, d’après la base de données provinciale Centris® des courtiers immobiliers.

La maison unifamiliale a affiché une forte contraction des ventes, alors que 96 maisons ont changé de mains, soit 23 % de moins que lors du deuxième trimestre de 2015. Leur prix médian a néanmoins affiché une progression de 5 % sur un an, alors que la moitié des maisons se sont vendues à un prix supérieur à 217 500 $. Il a fallu en moyenne 119 jours pour qu’une unifamiliale trouve preneur lors du deuxième trimestre de 2016, soit 19 jours de plus qu’à la même période en 2015.

Le condo étonne

« Bien que globalement, l’activité ait diminué au cours de la période d’avril à juin, le segment de la copropriété a enregistré des résultats impressionnants », souligne Normand Racine, président de la Chambre immobilière de Saint-Hyacinthe et porte-parole de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Les transactions de copropriétés ont bondi de 52 % au deuxième trimestre, avec 44 unités vendues. De plus, leur prix médian (165 823 $) a augmenté de 3 % et leur délai de vente moyen a diminué de 66 jours comparativement à la même période de 2015, avec un délai de vente moyen de 115 jours. « Les conditions du marché de la copropriété sont désormais pratiquement équilibrées, tout comme pour l’unifamiliale », ajoute M. Racine.

Du côté des immeubles locatifs de deux à cinq logements (plex), 21 ventes ont été réalisées au cours de la période d’avril à juin, contre 16 à la même période en 2015.

Globalement, le nombre de propriétés résidentielles à vendre a diminué pour un sixième trimestre consécutif, avec un recul de 5 % des inscriptions en vigueur au cours de la période d’avril à juin 2016.

Ailleurs au Québec

Selon les plus récentes statistiques de la FCIQ, 24 605 ventes ont été réalisées au cours du deuxième trimestre de 2016 au Québec, ce qui représente une hausse de 4 % par rapport au même trimestre l’an dernier et une huitième augmentation consécutive. Il s’agit également du meilleur résultat pour un deuxième trimestre à ce chapitre depuis quatre ans.

Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR) de la province, c’est celle de Gatineau qui a connu la plus forte croissance des ventes (+12 %) pour un deuxième trimestre consécutif. La RMR de Trois-Rivières a pour sa part enregistré une hausse de 5 % et un nouveau record d’activité pour cette période de l’année.

Les RMR de Montréal et de Québec ont toutes deux affiché des augmentations de 2 % du nombre de transactions au deuxième trimestre de 2016, tandis que les résultats à ce chapitre ont été légèrement inférieurs en comparaison avec la même période l’an dernier dans les RMR de Sherbrooke (-1 %) et de Saguenay (-2 %).

Ailleurs dans la province, deux agglomérations de la région de Lanaudière, soit Joliette et Saint-Lin-Laurentides, se sont démarquées avec des bonds spectaculaires de leurs ventes de 47 % et de 37 % respectivement. Les résultats à ce chapitre des agglomérations de Saint-Georges (+42 %), de Mont-Tremblant (+33 %) et de Rimouski (+22 %) sont certes dignes de mention eux aussi. À l’inverse, les diminutions de ventes les plus notables ont été observées dans les agglomérations de Baie-Comeau (-19 %), de Thetford Mines (-24 %) et de Sept-Îles (-40 %).

Et les prix?

Au cours de la période d’avril à juin 2016, le prix médian des maisons unifamiliales au Québec a atteint 237 500 $, soit seulement 1 % de plus qu’un an auparavant. Aucune croissance de prix n’a été enregistrée dans les RMR de Sherbrooke (0 %) et de Saguenay (0 %). En ce qui a trait à la RMR de Québec, les maisons unifamiliales ne se transigeaient que 1 % plus cher qu’au deuxième trimestre de 2015. Les RMR de Montréal (+2 %), de Trois-Rivières (+3 %) et de Gatineau (+3 %) ont quant à elles vu le prix médian de leurs unifamiliales progresser de manière un peu plus convaincante. « Le nombre de propriétés inscrites sur le système provincial Centris® des courtiers immobiliers a diminué de 5 % au deuxième trimestre, enregistrant une seconde baisse consécutive. Qui plus est, cette diminution de l’offre touche maintenant une majorité de régions », ajoute Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ.

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