10 juillet 2014
Terrasse Louis-Côté
Litige de 166 000 $ entre la Ville et son entrepreneur
Par: Le Courrier
La Ville et son entrepreneur général n'évaluent pas de la même façon le coût réel du prolongement du mur de la terrasse Louis-Côté, à l'été 2013.

La Ville et son entrepreneur général n'évaluent pas de la même façon le coût réel du prolongement du mur de la terrasse Louis-Côté, à l'été 2013.

Réalisé en août et septembre 2013, le prolongement du mur de la terrasse Louis-Côté, au centre-ville de Saint-Hyacinthe, est à l’origine d’un différend entre la Ville et l’entrepreneur général qui a effectué les travaux.

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La firme Les Entreprises Michaudville, de Mont-Saint-Hilaire, réclame 166 000 $ de plus à la Ville en compensation des frais supplémentaires que lui auraient occasionnés des difficultés inattendues sur le chantier.

Plus bas soumissionnaire conforme, cet entrepreneur général avait obtenu un contrat de 918 000 $, taxes incluses, pour le prolongement du mur de soutènement de la terrasse Louis-Côté en direction est, là où la rive de la rivière n’était pas consolidée. Cette terrasse surplombe la Yamaska le long de la rue Girouard Ouest, près de la porte des Anciens maires.« L’entrepreneur prétend que les conditions du chantier étaient différentes de celles annoncées », a expliqué lundi la directrice générale adjointe de la Ville de Saint-Hyacinthe, Chantal Frigon, au cours du point de presse qui a suivi la séance du conseil municipal.Les élus avaient convenu un peu plus tôt de soumettre la question à un arbitre, une solution qui avait été préalablement acceptée par l’entrepreneur.Le conseil municipal a donc décidé de retenir les services de Michel Lemoine, expert-conseil en médiation et arbitrage, pour qu’il entende les parties dans ce dossier, au tarif de 275 $ l’heure. Lundi soir, au moment où le conseil allait se pencher sur cette question, le conseiller Sylvain Savoie a quitté la salle des délibérations, mais sans expliquer la raison de son retrait, comme il aurait dû le faire. Chantal Frigon a expliqué plus tard qu’un membre de la famille élargie de M. Savoie était lié à ce dossier, d’où son désir de s’en éloigner. Selon ce qu’a appris LE COURRIER, l’entrepreneur général se serait buté à une quantité de roc beaucoup plus importante que ce à quoi il s’était préparé, sur la base des indications fournies par la Ville quant à la nature du sol. Cette découverte aurait même provoqué un arrêt momentané des travaux, l’été dernier.

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