26 juillet 2012
L’or et rien d’autre pour Jérôme Desrosiers
Par: Maxime Desroches
Le Maskoutain Jérôme Desrosiers croit au potentiel d'Équipe Québec U17 de remporter l'édition 2012 du championnat national.

Le Maskoutain Jérôme Desrosiers croit au potentiel d'Équipe Québec U17 de remporter l'édition 2012 du championnat national.

À l’aube de sa deuxième participation au championnat national de basketball U17 avec Équipe Québec, le Maskoutain Jérôme Desrosiers entend jouer le rôle de leader et faire oublier la déception connue à l’été 2011, alors que les Québécois n’avaient pu faire mieux que le quatrième rang.

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À 6 pieds 6 pouces et chaussant du 16, le jeune homme de 14 ans a le physique de l’emploi et déplace de l’air sur une surface de basketball. Avec un tel gabarit, il n’est nullement surprenant d’apprendre que Jérôme ne craint aucunement de jouer dans la circulation lourde, lui qui évolue à la position d’ailier fort (power forward).

« Mon rôle est de me positionner près de la ligne des trois points, et une fois le ballon entre mes mains, de me frayer un chemin jusqu’au panier en protégeant le ballon. Idéalement, le tout se termine par un dunk », affirme celui qui s’est imposé comme le meilleur joueur de son équipe ce printemps avec les Cougars de Saint-Bruno, en classe cadet AAA, avec une moyenne de points par match s’établissant autour de 25.Le jeune colosse souhaitera, dès le 31 juillet, être aussi dominant avec Équipe Québec U17, d’autant plus que la compétition aura lieu devant une foule partisane, à Sherbrooke. En ouverture de tournoi, les représentants du Québec affronteront les porte-couleurs de l’Ontario, vainqueurs de la dernière édition.« L’an dernier, plusieurs voyaient en nous une équipe championne. C’est vrai que nous avions un bon alignement avec plusieurs joueurs athlétiques. Mais le désir de vaincre n’y était pas. Je suis convaincu que cette fois-ci, la chimie sera meilleure. Les gars veulent s’y présenter pour gagner », estime Jérôme. D’un point de vue personnel, le Maskoutain croit être en mesure d’en faire plus pour son club qu’à pareille date l’an dernier. « Je ne suis plus le nouveau venu. À 13 ans, j’étais plus facile à intimider. Cette fois-ci, mes attentes envers moi-même sont plus élevées, et celles des entraîneurs le sont aussi. Mon but est de faire une différence à tous les matchs. Tout résultat autre que la première place serait décevant. »

Un oeil sur les États-Unis

Lorsqu’a pris fin la saison régulière de son club civil, Jérôme Desrosiers s’est dirigé vers le Rhode Island afin de prendre part à quelques tournois sur la côte est américaine. Un ami de l’instructeur de l’équipe de Saint-Bruno avait été impressionné par les prouesses du jeune athlète après l’avoir vu jouer en personne, et avait insisté pour que ce dernier vienne y passer quelques semaines.

« Le style de jeu qu’ils pratiquent est différent. J’ai beaucoup appris. C’est une bonne chose d’avoir vécu une première expérience aux États-Unis car après tout, c’est là que ça se passe quand il s’agit du basketball. Je ne peux demander mieux pour me faire voir par les équipes collégiales américaines (du circuit NCAA). »Pas mal pour un jeune homme qui, à 10 ans, n’avait toujours pas trouvé une discipline sportive qui l’intéressait réellement.« Mon frère Philippe (gardien de but avec l’Océanic de Rimouski) pratiquait le hockey. Moi, ça m’ennuyait. Ensuite, j’ai essayé le soccer mais j’ai rapidement vu que ce n’était pas pour moi. Sauf que dès mes débuts au basketball sur les terrains de l’école, j’ai accroché. »

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