28 août 2014
Manifestation et bêtes en liberté à Saint-Jude
Par: Le Courrier
Une centaine de personnes ont manifesté contre la cruauté animale devant la ferme de l’éleveur de renards et de visons de Saint-Jude.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Une centaine de personnes ont manifesté contre la cruauté animale devant la ferme de l’éleveur de renards et de visons de Saint-Jude. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La grogne populaire déclenchée par les allégations de maltraitance animale sur une ferme de Saint-Jude ne cesse de s’amplifier. Après que 3 000 visons aient été libérés par des individus entrés par effraction, une centaine de personnes ont manifesté pour dénoncer le sort réservé aux animaux élevés pour la fourrure.

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Réunis devant la ferme Visons J.N.J., samedi, à Saint-Jude, les manifestants ont protesté contre la cruauté animale.

« Puisque le gouvernement du Québec refuse de sauver des renards et des visons dans un état critique à la ferme [de] Saint-Jude, nous devons manifester devant [cet] enfer et être leur voix », a indiqué l’organisatrice de la protestation sur la page Facebook « manif pour sauver les renards de St-Jude ».

Les participants, qui étaient tous vêtus de noir en signe de deuil, arboraient des affiches, mais n’ont pu pénétrer sur le terrain de l’éleveur. Ce dernier avait bloqué l’accès à sa propriété par de gros blocs de béton. Des policiers étaient chargés de surveiller les débordements.

Deux rassemblements similaires sont prévus cette semaine à Québec et à Montréal.

Une pétition réclamant la fermeture de l’élevage circule actuellement sur Internet et plus de 20 000 signatures ont déjà été recueillies.

Pour le moment, aucune saisie des animaux n’est envisagée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), ce dernier assurant que des mesures de corrections strictes ont été imposées au propriétaire de l’élevage et que ses installations sont visitées tous les deux jours par les agents de protection de la faune.

Le MFFP affirme qu’au moins cinq constats d’infraction seront délivrés pour non-respect du Règlement sur les permis de garde des animaux en captivité.

La décision gouvernementale ne semble toutefois pas plaire à tous puisque certains individus ont tenté de redonner la liberté à près de 3 000 visons la semaine dernière en s’introduisant par effraction dans l’un des hangars de la ferme.

Le ministre du MFFP, Laurent Lessard, a condamné le geste, rappelant à la population que « la libération dans la nature de visons en captivité n’aide en rien la protection des animaux d’élevage. […] Comme ces animaux n’ont jamais vécu en milieu naturel, plusieurs d’entre eux risquent de mourir de faim, car ils ne parviendront pas à subvenir à leurs besoins ».

Selon la Sûreté du Québec, plusieurs visons ont pu être récupérés puisqu’ils étaient demeurés à l’intérieur du bâtiment.

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