18 juillet 2019
Mareiwa Café se relocalise au centre-ville
Par: Jean-Luc Lorry

Même si l’entreprise a quitté les lieux depuis la mi-février, ce n’est que récemment que le nom de Mareiwa Café colombien a été masqué sur le panneau d’affichage de l’entreprise de Jonathan Robin, la Station Agro-Biotech. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La propriétaire de l’entreprise Mareiwa Café colombien, Lorena Meneses, a brisé tous ses liens commerciaux avec l’homme d’affaires maskoutain, Jonathan Robin.

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Après s’être installée dans un édifice industriel de M. Robin à l’automne 2018, la Station Agro-Biotech, pour produire sa gamme de cafés infusés à froid, elle en a retiré tous ses équipements à la mi-février 2019. Par la suite, Mme Meneses a aussi décidé de reloger ailleurs au centre-ville son café-bistro de la rue des Cascades qui occupe une section du Pub Le Bilboquet, dont M. Robin est propriétaire depuis peu.

Début septembre, ce café s’installera dans les locaux du salon de coiffure D-Zinvolte situé sur la même artère commerciale. « Nous disposerons d’une superficie d’environ 1500 pieds carrés, soit 600 pieds carrés de plus. Nous comptons ajouter davantage de tables ainsi qu’un coin boutique pour vendre des produits à l’image de Mareiwa », indique en entrevue au COURRIER Lorena Meneses.

Quant au salon D-Zinvolte, il déménagera temporairement le 1er août, en prenant possession d’un nouvel espace commercial sur l’avenue Saint-Joseph. Dès le 1er octobre, ce salon de coiffure accueillera sa clientèle sur une base définitive à l’emplacement de l’ancienne Taverne Le Richelieu, qui a cessé ses activités samedi dernier.

En plus de son café-bistro, Lorena Meneses compte développer les activités industrielles de son entreprise. Mareiwa Café colombien produit un café infusé à froid qu’elle compte commercialiser auprès de 6000 points de vente. « Nous allons disposer d’une capacité de production de 1200 canettes à l’heure », précise Mme Meneses.

Retrait du nom

Depuis son déménagement de la Station Agro-Biotech, Lorena Meneses demande que l’enseigne de son commerce soit retirée du panneau d’affichage installé en façade de l’édifice industriel de Jonathan Robin.

Mme Meneses n’a pas souhaité préciser les raisons qui l’ont menée à s’installer dans un autre espace industriel situé sur la rue Charles-Gilbert.

« Le fait que le nom de mon entreprise demeure à cet endroit crée de la confusion auprès de nos clients », estimait dernièrement Lorena Meneses.

Devant le peu d’empressement de M. Robin de retirer son enseigne, Mme Meneses s’était adressée au Service d’urbanisme de la Ville. Le règlement d’urbanisme stipule que toute enseigne annonçant une entreprise qui n’est plus en activité doit être retirée dans un délai de trois mois suivant la cessation des opérations de celle-ci.

Selon nos observations, le propriétaire a depuis masqué le nom du commerce de Mme Meneses, ce qui convient maintenant à la principale intéressée.

Interrogé sur cette situation, Jonathan Robin n’a pas souhaité commenter l’affaire.

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