12 mai 2011
Il devient le 3e entraîneur à recevoir pareille distinction
Mario Pouliot intronisé au Temple de la renommée de la ligue midget AAA
Par: Maxime Desroches
Mario Pouliot

Mario Pouliot

Le Maskoutain Mario Pouliot a été au nombre des trois personnalités intronisées au Temple de la renommée de la Ligue de hockey midget AAA, lors d’une cérémonie présentée en marge du Brunch des champions, le 1er mai, à Laval.

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Au cours de ses huit saisons passées à la barre des Gaulois du CAG, Mario Pouliot a réécrit le livre des records. Sa feuille de route est éloquente : entre 2000 et 2008, il a permis aux Gaulois de se forger une réputation de gagnants, comme en témoignent les 251 victoires qu’il a amassées durant cette période, le deuxième plus haut total de l’histoire du circuit.

Son pourcentage de réussite de ,764, de même que ses cinq championnats de division, sa conquête des séries éliminatoires et sa participation à la finale canadienne du championnat de hockey midget en 2003 font aussi partie des faits d’armes de sa brillante carrière d’entraîneur-chef avec les Gaulois.

Des alliés de qualité

Lors d’un entretien avec LE COURRIER, Pouliot a tenu à rendre hommage aux différentes personnes qui ont influencé son parcours exceptionnel avec le CAG.

« Que ce soit le regretté Gaétan Pion, mon premier réel modèle d’entraîneur, Claude Marchesseault et ses précieux conseils ou plus récemment, Yves Sansfaçon avec son vécu et sa grande sagesse, j’ai eu le privilège de cotôyer des individus qui m’ont aidé à cheminer et à gérer efficacement mon équipe. Et pour ça, je leur en suis excessivement reconnaissant », a-t-il souligné.L’entraîneur de profession estime qu’il aurait difficilement pu accéder à un poste derrière le banc d’une équipe de la LHJMQ n’eut été de la grande compréhension dont a fait preuve son employeur de l’époque, le Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ).« Le CIAQ m’a permis de vivre ma passion et de cumuler les deux fonctions pendant toutes ces années avec les Gaulois. À cet égard, j’ai toujours joui d’une grande flexibilité d’horaire », a-t-il poursuivi, prenant le soin d’ajouter que la vie d’un homme de hockey père de famille requiert une planification exemplaire.

Reconstruire avec le Drakkar

En octobre 2010, Mario Pouliot a été embauché afin de redresser la barque du Drakkar de Baie-Comeau, qui s’enlisait dans les bas-fonds du circuit Courteau.

« J’estime que depuis mon arrivée, nous avons réussi à instaurer une identité organisationnelle et de bonnes habitudes de travail. Nous traitons les jeunes avec un souci de professionnalisme, et nous nous attendons à ce qu’en retour, ils se comportent eux aussi en professionnels », a-t-il indiqué. Même si le Drakkar a terminé avant-dernier au classement général, l’instructeur maskoutain entrevoit avec optimisme la prochaine saison.« Baie-Comeau est une ville passionnée de hockey. Aux matchs locaux, on y retrouve une foule partisane qui s’est rangée derrière son équipe même dans les temps durs. »Afin de sortir du sous-sol de la LHJMQ, le Drakkar misera sur un marqueur de 37 buts, le joueur de 20 ans Jonathan Lessard, récemment acquis, et aussi sur la première sélection au prochain encan de sélection. L’équipe de la Côte-Nord a d’ailleurs déjà identifié le joueur qu’elle réclamera avec ce premier choix.« D’avoir la chance de repêcher le jeune Nathan McKinnon, un joueur explosif qui possède de belles habiletés offensives, c’est réellement excitant pour notre organisation. Notre défi sera de bien l’entourer afin de l’aider à atteindre son plein potentiel », a-t-il affirmé au sujet de l’attaquant de 15 ans natif de la Nouvelle-Écosse. Avec le retour de 18 membres de l’édition 2010-2011 au sein de son équipe, Mario Pouliot a toutes les raisons de croire que la période creuse est bel et bien terminée pour le Drakkar.« Maintenant que la crédibilité de l’équipe a été établie aux plans de l’éthique de travail et de sa structure, la prochaine étape sera de livrer les performances dont on est en droit de s’attendre. Nous visons dès la prochaine saison une place parmi le deuxième tiers du circuit (entre la 7e et la 12e position). »

Gaulois un jour, Gaulois toujours

Malgré les 650 kilomètres qui séparent Saint-Hyacinthe de Baie-Comeau, Mario Pouliot demeure à l’affut des nouvelles émanant du CAG, à tout moment de l’année.

« La ligue midget AAA et les Gaulois occuperont toujours une place de choix dans mes souvenirs. J’y ai rencontré des individus qui m’ont marqué et de jeunes joueurs au talent exceptionnel qui m’ont fait vivre des moments inoubliables », a-t-il conclu.

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