1 avril 2021
Mazda CX-30 2021: 1,2,3, go Turbo!
Par: Marc Bouchard

Photo Mazda

Le Mazda CX-30 est, à mon avis, le meilleur véhicule produit par Mazda cette année. Pas nécessairement en matière de performance puisque la MX-5 continue d’être la plus plaisante à conduire. Pas non plus en matière d’espace puisque le CX-9 a de vraies prétentions familiales.

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Non, c’est plutôt pour l’ensemble de l’œuvre que le CX-30 trône au sommet. Il marie à la fois la personnalité dynamique que Mazda veut donner à ses véhicules et une qualité de finition digne de mention et qui s’associe mieux que jamais au désir de Mazda de se placer dans le créneau des voitures de luxe abordables. L’année 2021 ajoute aussi un aspect plus performant puisqu’à l’instar de la Mazda3, le CX-30 reçoit le moteur turbo plus puissant.

Résumons cet élément : il s’agit du même moteur turbo 4 cylindres 2,5 litres de 250 chevaux (227 si on le nourrit à l’essence ordinaire plutôt que super) que l’on retrouve sous le capot du CX-9, du CX-5 et de la Mazda3. Les mauvaises langues diront que Mazda pousse le bouchon un peu loin en surutilisant ce même moteur, mais il faut bien avouer que ses qualités sont largement suffisantes pour justifier son usage de façon aussi large.

En fait, dans le CX-30, tout comme dans la Mazda3, il vient insuffler un petit dynamisme supplémentaire qui colle bien à la personnalité du véhicule. Il faut dire que les 310 livres-pied de couple, disponibles dès 2000 tours/minute, permettent de tirer le maximum de ce moteur nettement plus agréable que son pendant atmosphérique.

Non, le CX-30 n’est pas soudainement devenu une voiture de sport. Mais il faut bien admettre que d’enfoncer la pédale d’accélérateur fait grincer les pneus du rouage intégral de série. En fait, on pourrait même dire que l’on ressent un peu d’effet de couple dans le volant, comme si la puissance du moteur réagissait plus rapidement que celle de la transmission intégrale. Mais c’est peut-être aussi un effet plus générique causé par les pneus d’hiver montés sur notre véhicule d’essai.

La beauté de ce CX-30, c’est de l’utiliser à simple régime. Et de se servir de sa puissance dans des conditions spécifiques. Les entrées d’autoroutes, les dépassements ou, pourquoi pas, la conduite un peu plus dynamique dans des routes agréables permettent de savourer le ronron rassurant de ce moteur qui trouve définitivement sa place sous ce capot. Il faut bien l’avouer, l’ajout du turbo est une idée qui vaut la peine d’être considérée.

Un véhicule polyvalent

Puis, il y a le véhicule lui-même. Contrairement à d’autres essais récents de véhicules Mazda, je n’ai pas ragé contre le système d’infodivertissement et sa lenteur, ce qui d’entrée de jeu rendait le séjour à bord plus confortable.

Évidemment, l’espace intérieur est un peu restreint, mais correct, sans plus. Un séjour avec Fiston à l’arrière a permis de constater que ses grandes jambes et celles de Chérie ne cadraient pas du même côté du véhicule. Il a dû se placer derrière moi et profiter de ma taille plus réduite pour avoir assez de confort.

Un bon mot pour l’espace de chargement, qui s’est avéré suffisant pour transporter une boîte de bonnes dimensions, mais après quelques contorsions pour l’y insérer. La courbe du hayon arrière empêchait, en effet, de profiter pleinement de la hauteur de l’espace disponible.

Précisons quand même que la finition du CX-30 est bien faite, que sa conduite est directe et sans délai, et que la qualité du système audio Bose m’a permis de faire valoir mes talents de chanteur en duo sans trop endommager l’ouïe des personnes qui me croisaient par sa puissance qui couvrait ma voix.

Le véritable bémol, c’est le prix. Le Mazda CX-30 a beau offrir de grandes qualités, il est tout de même quelque 2400 $ de plus que la version GT sur laquelle il est basé. En termes précis, il faut compter un peu de plus de 38 000 $, plus les taxes applicables comme il se doit, pour mettre la main au volant de ce petit VUS.

C’est bien là tout son problème, peu importe sa version. La nouvelle philosophie de Mazda tire vers le haut les prix de ses modèles. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas bons, mais la taille réduite du CX-30 le place en concurrence avec des véhicules grand public nettement moins dispendieux. Ou des véhicules de luxe dont le nom suffit à valoir une prime à l’achat. Mazda peine donc à trouver sa place entre les deux.

Dommage, car des véhicules comme le Mazda CX-30 valent, très certainement, le détour.

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