8 août 2013
Beaux Mardis de Casimir
Mes Aïeux ferme la danse
Par: Jennifer Blanchette

Après cinq spectacles des plus diversifiés, les Beaux Mardis prendront fin sous des airs de festivités. Pour bien conclure la saison, le groupe Mes Aïeux viendra déverser son énergie contagieuse au parc Casimir-Dessaulles le 13 août à 19 h 30.

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D’entrée de jeu, on se demande de quelle façon ce groupe aux mille costumes, aux éclairages omniprésents et aux chansons racontées arrivera à contenir sa théâtralité sur une scène extérieure.

« Nous offrirons une version remaniée de notre plus récent spectacle Le Tour du printemps, tout en faisant ressortir les chansons de nos albums précédents. À l’extérieur, nous sommes moins dans l’intimité, les sketchs sont raccourcis et les costumes se transforment. Bref, ce que nous voulons surtout, c’est faire danser le public », indique Marie-Hélène Fortin, violoniste et chanteuse au sein de la formation. Jointe au téléphone, l’artiste enchaîne : « Nous avons vraiment un lien privilégié avec Saint-Hyacinthe. Je me suis remémorée que nous avions lancé notre dernière tournée dans votre ville, en plus d’y avoir fait la préproduction de notre album et donner une supplémentaire. C’est très agréable d’y revenir! »

Attentes mesurées

À l’aube du printemps est le plus récent album de Mes Aïeux. Même si le groupe n’a rien perdu de ses rythmes endiablés, on sent que les membres ont vieilli et mûri.

« Nous avons presque tous franchi le cap de la quarantaine! », lâche Marie-Hélène Fortin en riant. « C’est peut-être pour cette raison qu’il y a une certaine remise en question dans notre musique », croit-elle. Pour la maman de deux jeunes enfants, toutefois, ce questionnement musical s’est avéré positif. Après 17 années à évoluer ensemble, « le défi de renouvellement est grand. On refuse de faire la même chose. Si on arrive à se surprendre entre nous, alors nous arriverons à surprendre le public avec de nouvelles harmonies », explique-t-elle. Parce que depuis le début, la formation Mes Aïeux est identique à ses compositions : originale et sans prétention. « Nous n’avions pas d’attentes au départ. Chaque étape n’était pas préméditée; l’idée de faire un premier disque ne nous avait même pas effleuré l’esprit, jusqu’à ce que quelqu’un le suggère », se souvient la violoniste. C’est sans doute en raison de cette humilité et de ce désir unique de seulement « faire bouger les gens » que le public ne cesse de témoigner son amour au groupe. Mes Aïeux a été sacré Groupe de l’année pour une quatrième fois au gala de l’ADISQ en 2012. « Ce sont de véritables cadeaux auxquels on ne s’attendait pas. C’est certain que les tapes dans le dos sont bien accueillies », avoue Marie-Hélène Fortin. Le groupe « pop-folk » offrira un survol de ces six albums et peut-être une pièce exclusive aux festivals. « Il n’existe pas d’enregistrement de cette chanson, alors il y a de fortes chances pour qu’on la joue mardi prochain », glisse la musicienne, espiègle.

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