25 décembre 2014
Mon grain de terre
Par: Le Courrier
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Monsieur Bourassa,

J’ai lu avec grand intérêt votre éditorial sur la décision de la Ville de réduire considérablement l’épandage de sel et d’abrasifs sur les rues résidentielles. Et je vous avoue que votre prise de position m’a déçu.

Vous dites que cette décision est un « périlleux virage vert » qui va mettre en danger la vie et la santé des gens demeurant dans ces quartiers. Je crois plutôt que l’épandage de dizaines de tonnes de sel et autre déglaçant par année est ce qui met en danger la santé des gens car cette pollution des sols va un jour ou l’autre entraîner des conséquences néfastes pour notre environnement. C’est une des causes de dégradation de l’agriculture, de la biodiversité et de la faune aquatique.

Plusieurs villes ont commencé à réduire les épandages de sel et d’abrasifs et elles s’en portent mieux car le nombre d’accidents reliés à l’automobile a diminué, les conducteurs réduisant leur vitesse et s’approchant du 30 km/h tant demandé par de nombreux citoyens.

Tant qu’à nous, utilisateurs des trottoirs et rues, nous devrions nous habituer à utiliser les différents types de crampons ou bâtons de marche disponibles dans le commerce. Je marche régulièrement de 40 à 50 kilomètres par semaine et je peux témoigner qu’il est plus souvent agréable de marcher sur une neige durcie que sur la glace causée par la fonte de la neige due à un fondant et regelée par la suite. Seul un abrasif devrait être utilisé si nécessaire.

Nous devons avoir une vision éclairée de ce que nous désirons pour les générations futures et devons changer nos modes de vie si nous voulons améliorer la santé de notre environnement. La stagnation et le refus de voir différemment mènent tout droit à l’aggravation des maux de notre terre.

Cordialement,

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