23 juillet 2020
Réouverture des arénas
Mystère pour le Stade L.-P.-Gaucher, des glaces accessibles fin août chez Isatis
Par: Maxime Prévost Durand

La Ville de Saint-Hyacinthe se refuse pour l’instant à confirmer une date de réouverture du Stade L.-P.-Gaucher. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les glaces du complexe Isatis Sport seront à nouveau accessibles progressivement à compter du 26 août, Photo François Larivière | Le Courrier ©

Alors que des arénas reprennent leurs activités un peu partout au Québec, la date de la réouverture du Stade L.-P.-Gaucher n’a toujours pas été annoncée par la Ville de Saint-Hyacinthe, qui se fait plutôt discrète à ce sujet. De son côté, le complexe privé Isatis Sport Saint-Hyacinthe a fait savoir au COURRIER que ses glaces seront progressivement accessibles à partir du 26 août.

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Une première patinoire sera ouverte le 26 août chez Isatis, tandis que les deux autres le seront dans les jours suivants, l’une le 27 août et l’autre le 28, a confirmé le directeur général d’Isatis Sport, Stéphane Malouin. Ces dates sont les mêmes pour les deux autres complexes de l’entreprise, situés à Chambly et à Saint-Constant.

Quant au Stade L.-P.-Gaucher, qui reprend habituellement ses activités à la mi-août après la pause estivale, il a été porté à nos oreilles que les premiers coups de patin pourraient être donnés seulement le 5 septembre, mais la Ville a refusé de le confirmer. Questionnée à la mi-juillet sur le sujet, la directrice des communications, Brigitte Massé, a simplement répondu que « ce dossier est en cours d’analyse » et que « plus d’informations [seront fournies] à ce sujet en août ». Une relance à la suite de cette réponse n’a pas donné plus de résultats.

Dans les deux cas, les glaces avaient dû être dégelées en raison de l’inactivité des derniers mois. Si la Ville est habituée à le faire chaque été pour le Stade L.-P.-Gaucher pour laisser place à l’Expo agricole, il s’agit d’une pratique inhabituelle dans le cas d’Isatis. « Habituellement, on roule 363 jours par année, a mentionné M. Malouin. Ce sont beaucoup de coûts de faire dégeler nos glaces [et il en coûte aussi cher de les repartir]. »

Malgré la situation des derniers mois, le DG d’Isatis Sport a assuré qu’il n’était pas question de fermer le complexe maskoutain. « Oui, il y a eu un impact financier, mais on est en bonne posture, on a les reins solides. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. »


Heures non utilisées : qu’arrive-t-il?

La fermeture soudaine des arénas en raison de la pandémie a fait en sorte que plusieurs heures prévues dans des contrats de location n’ont pas pu être utilisées. Qu’en est-il advenu?

Pour les ligues pour adultes, on constate que la Ville et Isatis ont deux approches différentes à ce sujet. Dans les comptes de la Ville, on remarque que des remboursements ont été acheminés aux responsables de ligues, tandis que le DG d’Isatis Sport a indiqué que son entreprise misait davantage sur le report des parties non jouées ce printemps à la fin de la prochaine saison pour éviter de devoir rembourser les ligues. M. Malouin stipule même qu’il ne serait « pas obligé de rembourser » les ligues mêmes si celles-ci n’ont pas pu profiter de la totalité de leurs heures de glace en raison d’une clause inscrite dans les ententes qui protège Isatis en cas de force majeure.

LE COURRIER a également demandé à la Ville et à Isatis Sport ce qu’il advenait des heures de glace qui étaient prévues à l’entente des deux parties au bénéfice des différents organismes sportifs maskoutains et qui n’ont pu être utilisées ce printemps notamment. Le DG d’Isatis Sport a simplement mentionné qu’une « entente a été faite avec la Ville », sans spécifier les détails de celle-ci. De son côté, la Ville n’avait pas répondu à cette question au moment de mettre sous presse.

Pour la saison 2019-2020, la Ville avait loué 3114 heures à Isatis. Cela s’accompagnait d’un versement d’un peu plus de 1 M$ en 2020 conformément aux modalités prévues à l’entente. Le nombre d’heures qui n’ont pas pu être utilisées en raison de la COVID-19 n’a pas été dévoilé jusqu’à maintenant. On ne sait pas non plus si celles-ci ont été remboursées à la Ville.

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