11 mai 2017
Carte blanche
Nos « faiblesses »!
Par: Pierre Bornais

On pourrait aussi parler de nos dépendances dans le grand contexte de la mondialisation de l’économie et de notre proximité avec les USA.

Publicité
Activer le son

En l’espace de dix jours, le président des États-Unis, faisant fi des bonnes relations avec le Canada, a décidé de bâtir son crédit politique en s’attaquant à son voisin du Nord. D’abord, sur le front des produits laitiers – et plus spécialement sur tout ce qui fait l’objet de la gestion de l’offre – et dans la foulée à l’industrie du bois d’œuvre.

Notons au passage que dans ces deux cas précis – pour le moment du moins – c’est le Québec qui est visé. Mais cela ne veut pas dire que les autres provinces seront épargnées. Tout simplement parce que c’est sur le territoire québécois que ces deux secteurs économiques sont les plus importants, et ce, à plusieurs niveaux. Ils sont, chacun à leur façon, des éléments importants de ce qui caractérise la société québécoise comme nous souhaitons la vivre. Ne serait-ce qu’au chapitre de l’occupation territoriale!

Mais l’envers de la médaille, c’est qu’il est impossible de vivre en circuit fermé et avec le voisinage d’une population dix fois supérieure à la nôtre, rien n’est gagné à l’avance. Et avec un chef d’état qui parle beaucoup, étant capable de dire tout et son contraire à quelques heures d’avis, nous sommes à sa merci.

Ses ennemis d’hier deviennent en quelques « tweets » ses nouveaux amis, alors qu’il s’acharne sur ses alliés de toujours.

Il faut dire que depuis des décennies, nous nous sommes fiés aux liens entre les deux pays, sans faire assez d’efforts pour trouver d’autres marchés ou favoriser la recherche.

Il faudra s’y mettre car rien ne devrait modifier à court terme l’allure du gouvernement américain et de son président.

image