6 septembre 2012
Notes d’histoire de Saint-Hyacinthe (33)
Par: Le Courrier
Pont de la Société avant 1913. À l’entrée, barrière pour le péage.

Pont de la Société avant 1913. À l’entrée, barrière pour le péage.

Fusion La Providence Saint-Joseph, 1896

Fusion La Providence Saint-Joseph, 1896

En 1976, les villes de La Providence et de Saint-Joseph ont été annexées à la ville de Saint-Hyacinthe. Un projet similaire qui ne s’était pas concrétisé avait eu lieu en 1896.

En effet, dans le journal L’Union, de Saint-Hyacinthe, du 28 février 1896, on apprend que « les habitants [du village de La Providence] et celui de Saint-Joseph vont demander leur annexion à la Ville [de Saint-Hyacinthe]. Une requête des contribuables est à se signer, nous dit-on. Les contribuables de ces localités trouveront un grand avantage à s’annexer, l’eau, la lumière, les hommes de police et les pompes [pompiers], voilà pour les annexés une organisation toute faite et précieuse. Lorsque ces centres seront annexés, alors nous pourrons constater que la population de la ville [de Saint-Hyacinthe] sera de 13 000 à 14 000 âmes ». Finalement, ces deux villages qui n’avaient pas à l’époque de statut juridique sont devenus des municipalités, Saint-Joseph en 1898 et La Providence en 1899.

Achat des ponts, 1890

Autrefois, les ponts de la ville étaient privés. Ils n’appartenaient pas à la municipalité ou au gouvernement, mais à des entreprises qui chargeaient des frais pour « droit de passage ».

« Monsieur L.F. Morison est en négociation active depuis quelque temps pour acheter sous le plus court délai le pont dit Pont de Société [pont Bouchard], en cette ville. Aussitôt propriétaire des trois ponts, ce monsieur aurait l’idée de les vendre au gouvernement du Québec, avec profit naturellement. Cette transaction se fera-t-elle avant les élections générales, afin de bien disposer les esprits en faveur de la candidature de M. [Odilon] Desmarais [député libéral provincial de Saint-Hyacinthe de 1890-1892]? Sans doute que si monsieur Morison réussit à souhait, sa générosité bien connue lui fera une douce obligation de souscrire au fonds électoral de Saint-Hyacinthe. » (Le Courrier, 26 avril 1890) Les ponts de Saint-Hyacinthe sont devenus publics et libres de péage le samedi 15 février 1913. (journal Le Clairon, Saint-Hyacinthe, 14 février 1913)

Nouvelle brosse à dents, 1933

« Invention d’un des nôtres. – Un citoyen de Saint-Hyacinthe, Joseph-A. Roy, est l’inventeur d’une nouvelle brosse à dents qui révolutionnera probablement le monde de l’hygiène dentaire. Il s’agit d’une brosse portative, offrant l’aspect extérieur d’une plume-réservoir ordinaire [l’ancêtre du stylo]. Elle se porte dans la poche et se trouve en tout temps à la disposition de son propriétaire. La brosse à dents proprement dite est détachable et remplaçable. Dans une partie du manche, on introduit un petit tube de pâte dentifrice, spécialement adapté à l’accessoire. Aucun article de toilette du genre n’existe sur les marchés. Monsieur Roy a fait enregistrer son invention à Ottawa et demandé tous ses brevets pour la fabrication et l’exploitation. » (Le Courrier, vendredi 24 novembre 1933)

Magasin Reitman’s

Le Courrier, jeudi 9 avril 1964 : « Un magasin Reitman’s à Saint-Hyacinthe. – Un magasin de la chaîne Reitman’s inc. occupera bientôt les locaux laissés vides par la compagnie Woolworth, dans l’édifice David, au coin des rues Cascades et Mondor. On y tiendra des tissus et tout ce qui existe dans l’ordre des vêtements féminins. Dès que les réparations intérieures seront terminées impliquant un rajeunissement complet, le nouvel établissement ouvrira ses portes. La compagnie Reitman’s a 42 magasins à Montréal et dans la banlieue. »

Le Courrier, édition du 30 avril : « Le magnifique magasin Reitman’s est maintenant ouvert à Saint-Hyacinthe. – Vous êtes invités à visiter un des plus nouveaux et des plus modernes magasins Reitman’s dans la province de Québec. Vous y verrez une foule d’aubaines pour l’acheteur averti. Il a été conçu pour offrir à sa clientèle des heures de magasinage plus agréables que jamais. La gent féminine y trouvera en étalage tout ce que la mode peut lui présenter. Les heures d’ouverture : tous les jours de la semaine de 9 h à 17 h 30, le jeudi soir jusqu’à 21 h, le vendredi soir jusqu’à 22 h ». Finalement, après 34 ans d’activités, ce magasin du centre-ville a fermé ses portes le dimanche 26 avril 1998. (Le Courrier, 22 avril 1998)

Feu Paquet & Godbout

Le Courrier, vendredi 19 février 1926 : « Manufacture détruite – Un incendie qui s’est déclaré jeudi matin, vers 1 h 20, a détruit de fonds en comble l’établissement de messieurs Paquet et Godbout, entrepreneurs, manufacturiers de portes et châssis. Les dommages sont de 125 000 $ à 150 000 $, partiellement compensés par les assurances. Le feu commença dans la chambre aux moteurs, mais la cause immédiate est inconnue. La manufacture Paquet et Godbout avait été fondée en 1884. Elle employait une cinquantaine d’hommes régulièrement ».

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