31 décembre 2020
Nouvelle convention alléchante chez Aliments BCI
Par: Jean-Luc Lorry

À la veille des fêtes de fin d’année, les quelque 230 employés syndiqués des Aliments BCI disposent d’un nouveau contrat de travail bonifié. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Droit de grève et moyens de pression semblent avoir porté leurs fruits pour les 230 travailleurs de l’usine Aliments BCI située sur l’avenue Pinard à Saint-Hyacinthe. À la veille des fêtes de fin d’année, ceux-ci peuvent se réjouir d’avoir en poche une nouvelle convention collective bonifiée.

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Le 12 décembre, les salariés de cette entreprise ont adopté à 93 % une entente de principe qui avait été conclue quelques jours plus tôt en présence d’un conciliateur. La convention collective qui régit le travail des employés syndiqués d’Aliments BCI était échue depuis le 31 mars 2020.

Selon le communiqué diffusé par la CSN, ce contrat de travail d’une durée de cinq ans devrait permettre à l’entreprise de faire face aux défis de croissance actuels et permettre aussi de consolider sa place sur le marché de la soupe en conserve.

Aliments BCI est le plus important fabricant de soupes en conserve de marque privée au pays. Cette entreprise commercialise également des produits alimentaires sous les marques de commerce Baxters, Aylmer et Primo.

Sur le plan salarial, la nouvelle convention collective prévoit une augmentation de 1 $ l’heure rétroactive au 1er avril 2020 ainsi qu’une hausse de 1,5 % de la contribution de l’employeur au régime de retraite à la signature de la convention. Les augmentations prévues sont de 1 $ l’heure au 1er avril 2021, de 3 % en 2022, de 2,5 % en 2023 et 2024. Ces hausses salariales seront accompagnées d’une bonification de 0,5 % par année dans le régime de retraite pour les deux dernières années du contrat de travail. Le taux horaire pour un journalier de production est actuellement de 15,25 $ l’heure.

Au niveau normatif, les travailleurs ont obtenu la fin du temps supplémentaire obligatoire, sauf pour quelques exceptions. Des gains importants ont été faits concernant la formation ainsi que sur la santé et la sécurité au travail.

Le président du Syndicat des salariés des Aliments BCI, Joachim Gariépy-Dubois, salue « cette victoire syndicale qui est le résultat de la solidarité et de la détermination de l’ensemble des membres ».

« On ne peut que se réjouir pour ces 230 salariés de la région, commente par voie de communiqué Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN. Aliments BCI est une entreprise en pleine croissance qui a créé de nombreux emplois ces derniers mois. Avec cette nouvelle convention, il est clair que l’employeur et le syndicat se donnent des outils et les leviers nécessaires pour affronter les défis posés par cette croissance tout en imposant à l’employeur une meilleure répartition de la richesse. »

Bonne nouvelle pour l’employeur

Benoit Zolnai, directeur des opérations des Aliments BCI, estime que ce nouveau contrat de travail est une bonne chose pour l’avenir de l’entreprise. « Nous avons fait du rattrapage au niveau salarial pour permettre d’attirer des talents de la région. Cette nouvelle convention collective nous permet de solidifier nos relations de travail », indique M. Zolnai, en entrevue au COURRIER.

Depuis 2018, Aliments BCI appartient conjointement au Fonds de solidarité FTQ, à Fondaction, à Investissement Québec et à la Corporation financière Champlain qui est actionnaire majoritaire.

« En 2019 et 2020, nous avons réalisé des investissements significatifs dans notre usine qui est en forte croissance », mentionne M. Zolnai, sans dévoiler de chiffres.

Cette usine agroalimentaire a été fondée en 1976 sous le nom de SoupExperts. L’entreprise fabriquait à l’origine des rations alimentaires pour l’armée canadienne. En 2004, elle a été achetée par le fabricant écossait Baxters Food Group.

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