27 octobre 2016
Ouija – L’origine du mal : pari réussi
Par: Sarah Daoust Braun
Universal Pictures

Universal Pictures

Rien de mieux qu’une bonne dose de terreur pour l’Halloween et le film Ouija – L’origine du mal répond parfaitement à la commande. Les esprits s’éveillent et n’hésiteront pas à générer quelques sursauts dans ce long-métrage qui s’inspire du célèbre jeu édité par Hasbro.

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Ouija – L’origine du mal, antépisode de Ouija (2014), suit la famille Zander dans le Los Angeles des années 1960. Pour réussir à subvenir aux besoins de ses filles Paulina (Annalise Basso) et Doris (Lulu Wilson), la veuve Alice (Elizabeth Reaser) organise des séances de spiritisme dans sa maison. Sauf qu’elle truque, avec l’aide de ses enfants, ces rencontres avec l’au-delà. Un jour, Alice décide de se procurer la planche Ouija pour l’intégrer à sa pratique. En contact avec le jeu, la jeune Doris réussit alors à communiquer réellement avec les esprits. Son comportement devient cependant de plus en plus bizarre, puisqu’elle se met entre autres à rédiger des lettres en polonais. Le père Tom (Henry Thomas), directeur de l’école des deux filles, est alors alerté et conclut que Doris est habitée par un esprit malveillant. Celui-ci, accompagné d’Alice et de Paulina, tentera de sauver Doris.

Le réalisateur et scénariste spécialisé dans l’horreur Mike Flanagan (Oculus, Before I wake) gagne le pari de remettre sur pied une franchise dont le premier épisode avait été accueilli plutôt tièdement. Il campe ses personnages dans un joli univers sixties à souhait qui s’accorde très bien avec l’esthétisme associé au spiritisme. 

Avant tout, tout bon film d’horreur doit réussir à faire peur et Ouija – L’origine du mal s’en tire plutôt bien. Les effets de surprise sont multiples et bien dosés et la jeune Doris, habitée par un esprit maléfique, est carrément effrayante. Il est impossible de ne pas sursauter au moins une fois. 

Le long-métrage peut d’ailleurs compter sur un ensemble d’interprètes motivés qui parviennent à donner un peu de profondeur à leur personnage respectif. On montre une famille aimante qui veut seulement passer à travers la perte du père. 

Le seul bémol est le scénario qui explore des avenues un peu prévisibles, particulièrement au moment du dénouement. Tout débute en force avec le concept de l’arnaque qui n’en devient plus une. Puis, tout se tient relativement bien jusqu’au combat final un peu trop exagéré.

Somme toute, Ouija – L’origine du mal, avec ses esprits, ses sciences occultes et sa maison hantée, arrive à point pour l’Halloween.

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