9 juin 2011
« Parfois en politique, il faut être capable de s’afficher et d’en payer le prix »
Par: Jean-Luc Lorry
L'ancien député péquiste de Saint-Hyacinthe, Léandre Dion.

L'ancien député péquiste de Saint-Hyacinthe, Léandre Dion.

Ces jours-ci, l’ancien député de Saint-Hyacinthe, Léandre Dion est plus préoccupé à contrôler les mauvaises herbes dans ses plates-bandes que par les déchirements au sein du Parti québécois.

Publicité
Activer le son

Retraité depuis sa défaite en 2007 face à l’adéquiste Claude L’Écuyer, l’ancien député a accepté de commenter au COURRIER, la période de turbulences que traverse son ancienne famille politique.

En début de semaine, Lisette Lapointe, Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant ont remis leur démission pour signifier leur refus de suivre sans discussion la ligne de parti. Rappelons que ces quatre députés s’opposent à l’appui inconditionnel de leur formation politique au projet de loi 204, relatif à la gestion du nouveau Colisée de Québec. « En politique, il faut parfois avoir le courage de ses opinions. Ces députés ont peut-être bien fait de démissionner, dans le sens où ils ont suivi ce que leur dictait leur conscience politique. Moi, je ne les blâme pas », indique Léandre Dion joint à son domicile de Saint-Hyacinthe. « J’ai eu par le passé, plusieurs collègues qui ont pris des positions radicales qui leur ont amené beaucoup de visibilité. Parfois en politique, il faut être capable de s’afficher et d’en payer le prix. »Léandre Dion préfère ne pas commenter les critiques virulentes de Lisette Lapointe envers la direction du Parti québécois. « Je souhaite bonne chance à Mme Marois qui doit prendre ces temps-ci des décisions difficiles. J’ai été assez longtemps en politique pour savoir que le Parti québécois est difficile à gérer », glisse l’ex-député.

Transparence

Favorable à la construction du futur amphithéâtre, M. Dion considère que les parties impliquées dans ce projet de 400 M$ doivent faire preuve de transparence.

« Il faut que les gens de Québec connaissent la vérité sur le projet de l’amphithéâtre, c’est-à-dire combien coûtera exactement ce projet et combien il va rapporter. Par exemple, si cela coûte 125 % aux contribuables et cela rapporte 200 % à l’investisseur privé, il y a quelque chose qui n’est pas correct. » Léandre Dion a été député de Saint-Hyacinthe de 1994 à 2007.

image