28 novembre 2019
Entre les lignes
Parlons boules
Par: Le Courrier

OK, je l’avoue, notre plus récente question de la semaine était volontairement tendancieuse. Presque malhonnête sur les bords. En demandant à nos lecteurs si Saint-Hyacinthe a besoin d’un boulodrome de 9 M$ pour la pratique de la pétanque, j’ouvrais la porte toute grande au camp du Non, m’ont reproché les « pétanqueux ».

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Sauf que la réponse à ce sondage maison, qui n’a rien de scientifique sinon de prendre la température de l’eau et de l’ambiance générale, a été étonnamment serrée, avec une légère priorité en faveur du Non. La pétanque compte son lot de supporteurs dans la communauté, n’en doutez pas une seconde. Personnellement, je n’ai rien contre la pétanque et ceux qui pratiquent ce loisir. Mais dépenser 9 M$ dans un complexe qui servira essentiellement à la pétanque, cela ne me rentre pas dans la tête.

Mais il n’y aura pas que des terrains de pétanque dans ce centre d’activité physique pour les 50 ans et plus, répliquent les partisans des boules et du cochonnet.

Outre une dizaine d’allées de pétanque intérieure, on prévoit aussi un gymnase et une grande salle communautaire. Je veux bien, mais faut-il y investir 9 M$? A-t-on besoin d’une autre salle communautaire de quartier et d’un gymnase? Ne pourrait-on pas trouver une alternative potable et plus économique pour satisfaire tout le monde?

Je vous rappelle que la construction du centre communautaire Saint-Joseph, le p’tit dernier, a nécessité un investissement de 2,25 M$ et s’est réalisée sans subventions.

La Ville de Saint-Hyacinthe a justement décidé de mettre le dossier du boulodrome sur la glace tant que les gouvernements supérieurs ne confirmeront pas l’octroi de subventions. On cherche donc à faire subventionner la pétanque, mais cette administration peine à obtenir des subventions pour la relocalisation de sa bibliothèque et n’a pas cru utile ou nécessaire de demander l’aide financière de Québec ou d’Ottawa avant de rénover à grands frais son vieux marché public, le joyau incontesté et incontestable du centre-ville. Je peine souvent à saisir la logique municipale…

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