28 décembre 2017
Ville de Saint-Hyacinthe
Partir du bon pied
Par: Martin Bourassa

L’année 2017 se termine sur une bonne note pour les contribuables maskoutains. La Ville de Saint-Hyacinthe a bien fait ses devoirs. Elle a accouché d’un budget 2018 qui se présente bien. Pas de choc tarifaire en vue.

Le compte de taxes n’est pas gelé par rapport à celui de 2017, mais la hausse de 1,5 % peut certainement être qualifiée de très raisonnable. Pour le propriétaire d’une résidence moyenne (245 118 $), l’augmentation sera inférieure à 35 $.

Personne n’aura à vendre l’un de ses reins pour absorber la différence.

Le prochain budget franchit même pour la première fois dans l’histoire de la grande ville le seuil des 100 millions de dollars, pour se situer à 101,8 M$. Il s’agit d’une variation de 5,5 % par rapport à l’an dernier, signe que nous avons encore les moyens de nos ambitions. Aucune opération de dégraissage n’est annoncée et on n’a pas donné de coups de hache nulle part pour boucler cet exercice budgétaire.

Si le service de la dette accapare une partie plus importante des dépenses, la dette dans l’ensemble (21,2 M$) est à un niveau enviable pour une ville de notre taille. Aussi bien se péter les bretelles tout de suite, car on nous prévient que cette dette n’ira pas dans la bonne direction à partir de l’an prochain.

Avec tous les projets qui nous pendent au bout du nez, il faudra se montrer vigilant. Coup sur coup, la Ville de Saint-Hyacinthe s’est lancée dans des projets majeurs (centre de congrès, prolongement du boulevard Casavant, pôle culturel, etc.) et elle devra absorber les factures qui viennent avec. Pour nous rassurer sur notre capacité de les payer, on nous ressort souvent l’argument des revenus récurrents que nous allons retirer de la biométhanisation.
Disons que nous commençons à avoir hâte de voir la couleur de cette manne.

C’est peut-être une mauvaise impression, mais nous avons trouvé que le volet biométhanisation n’avait été que très légèrement effleuré lors de la présentation budgétaire faite par le maire, Claude Corbeil. Il n’y avait pas grand-chose non plus à se mettre sous la dent dans le support visuel soutenant cette présentation.

On retiendra surtout que la Ville n’a pas fait un sou avec cette usine en 2017, malgré des prévisions optimistes l’an dernier. Si le ministère de l’Environnement donne le feu vert au début de l’année 2018, la Ville prévoit des revenus bruts de 5,8 M$.

Une fois soustraites les dépenses de fonctionnement, il lui resterait 4,25 M$ de profits nets. On imagine que cette projection tient compte d’une usine qui fonctionne à plein rendement. C’est le bonheur que nous nous souhaitons en 2018, car nous avons misé gros sur cette usine. La Ville de Saint-Hyacinthe n’a pas les moyens de se planter.

On s’en reparle en juin lors du dépôt des états financiers 2017. Ces derniers mettront la table à la préparation du budget 2019 qui ne sera peut-être pas de la tarte.

image