23 juillet 2015
Golf
Pas de répit pour Valérie
Par: Maxime Prévost Durand
Après avoir disputé ses premiers tournois sur le circuit de la NCAA cet hiver, Valérie Tanguay s’attaque aux tournois estivaux du circuit amateur féminin. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Après avoir disputé ses premiers tournois sur le circuit de la NCAA cet hiver, Valérie Tanguay s’attaque aux tournois estivaux du circuit amateur féminin. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Après avoir joué au golf tout l’hiver aux États-Unis, où elle a joint les rangs de l’Université de l’Oklahoma, Valérie Tanguay n’a aucun répit puisqu’elle a entamé au cours des dernières semaines sa saison sur le circuit amateur canadien.

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Elle a déjà obtenu une 2e place à la Coupe Debbie Savoy Morel NIVO, en plus de prendre le 4e rang au championnat provincial amateur féminin NIVO.

Deuxième après deux rondes, la Maskoutaine de 19 ans a glissé de deux places au classement lors de la dernière ronde du championnat provincial, remettant une carte de 75 au Country Club de Montréal, soit trois coups au-dessus de la normale. Elle a terminé à six coups de la tête.

La semaine prochaine, elle participera au championnat canadien amateur féminin au Riverside Country Club à Saskatoon, en Saskatchewan. Elle prévoit aussi participer à un tournoi amateur du circuit américain en plus du championnat canadien féminin de la PGA.

« Depuis janvier, je n’ai jamais arrêté de jouer des tournois et il n’y aura pas de répit jusqu’en décembre [avec les tournois du circuit NCAA avec l’Université d’Oklahoma]. Je sens que je vais trouver l’année un peu longue », lance-t-elle en riant.

Même si Valérie est une habituée de la compétition, la cadence éreintante a eu le dessus sur elle il y a quelques semaines.

« J’ai eu un creux de vague et je me suis rendu compte que je vais devoir prendre une pause [de la compétition] après ma saison NCAA en mai pour refaire mon swing et simplement pratiquer des éléments techniques pendant quelques semaines. Ça me permettra d’être compétitive durant l’été et l’automne. On a essayé cette façon de faire cette année, mais on va revoir l’horaire des compétitions auxquelles je participerai l’an prochain. »

Une intégration naturelle

Il y a un peu plus d’un an, Valérie apprenait qu’elle allait se joindre à l’équipe de golf de l’Université de l’Oklahoma, sur le circuit NCAA aux États-Unis. Son arrivée a été retardée de quelques mois pour des formalités académiques, mais cela ne l’a pas empêchée de faire sa place rapidement au sein de la formation.

La golfeuse de Saint-Hyacinthe a participé aux six tournois disputés par l’équipe après son arrivée. Parmi les huit athlètes formant l’équipe féminine, cinq sont sélectionnées à chacun des tournois pour représenter l’université. Valérie a été choisie à chacune des occasions par l’entraîneuse Véronique Drouin.

« En tournoi, les quatre meilleurs pointages individuels font le total de l’équipe », explique Valérie, pour qui cette formule de jeu par équipe a nécessité une certaine adaptation. « Tu ne joues pas juste pour toi, tu joues pour l’équipe. Ça ajoute une pression supplémentaire. Ça a été une adaptation pour moi au début. »

L’Université d’Oklahoma, malgré une équipe féminine plutôt jeune, composée notamment de quatre athlètes de première année, a participé au championnat régional de la NCAA et est passée bien près de se qualifier pour l’épreuve nationale.

« Ce fut une de nos meilleures performances cette année. On voyait qu’il y avait une amélioration. À la dernière ronde, sur le dernier neuf trous, on était seulement à deux coups d’obtenir notre billet pour le championnat national, mais on n’a finalement pas réussi à se classer. »

Ne pas calculer les heures

Si elle a constaté une progression au sein de l’équipe en quelques tournois seulement, Valérie voit aussi des améliorations dans son jeu depuis qu’elle a joint l’Université d’Oklahoma, en janvier.

« J’ai vraiment amélioré ma short game, indique la jeune golfeuse. J’ai gagné de la distance sur mes coups de départ aussi. Les filles frappent toutes loin là-bas, donc tu dois te pousser à frapper loin! »

La Maskoutaine ne calcule plus les heures qu’elle a passées sur un terrain de golf depuis son arrivée en Oklahoma. « Chaque jour, on pratique de 14 h jusqu’à 17 h ou 18 h, même plus tard des fois, et la fin de semaine, on joue des rondes de golf. Il n’y a pas de journées de congé. Je ne veux pas calculer les heures d’entraînement parce que je ferais peut-être le saut! (Rires) Mais on aime ça, c’est pour ça qu’on necalcule pas les heures. Et en groupe, c’est plus motivant. On se pousse à performer. »

En plus des améliorations dans son jeu, Valérie a travaillé sur l’approche psychologique face à la compétition. « Mon but est d’apprendre à chaque tournoi ce que je peux faire de mieux. Souvent, je me mettais une pression pour bien performer et j’oubliais un peu d’avoir du plaisir, alors que le golf, ça reste un jeu. Ça a été un changement dans ma façon de jouer. »

Après la saison estivale du circuit amateur féminin, Valérie Tanguay retournera en Oklahoma pour poursuivre ses études et entamer la saison automnale de la NCAA.

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