24 mars 2016
Allégeance
Pas le meilleur de la série
Par: Sarah Daoust Braun
Les Films Séville

Les Films Séville

La fidélité et l’allégeance sont mises à rude épreuve dans ce troisième volet de la saga dystopique « Divergence », où Tris et sa bande ne savent plus à qui faire confiance. Entre ces jeux d’alliance sur fond de manipulation ­génétique, on s’y perd un peu.

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Après la fin surprenante d’Insurgés, on croyait que le calme et la paix seraient de retour à Chicago avec l’arrivée d’Evelyn (Naomi Watts) au pouvoir. Il n’en est rien. Une guerre se trame entre les dirigeants des anciennes factions, qui ont été ­abolies. Pendant ce temps, Tris (Shailene Woodley), Quatre (Theo James), Caleb (Ansel Elgort) et les autres, après avoir réussi à franchir le Mur qui entoure la ville, se retrouvent dans un monde ­hostile et inhabitable.

Ils sont recueillis par un peuple accueillant (en apparence) qui leur ­apprend que les habitants de Chicago sont le fruit d’une expérience scientifique. Seule Tris, qui possède une génétique complètement pure, pourra sauver le monde.

C’est ici que ça se gâte. La première ­partie du livre de Veronica Roth, qui sera adapté au cinéma en deux volets (ce qui n’était pas nécessaire), est brouillonne. En effet, après avoir mis de côté les ­Altruistes, Audacieux, Érudits et compagnie, on parle maintenant des ­Génétiquement Purs contre les Génétiquement Déficients, ces derniers formant la plèbe dans le ­nouveau monde dirigé par l’intrigant ­David (Jeff Daniels).

Le problème demeure qu’en visionnant Allégeance, il est difficile de saisir et de bien comprendre toutes les ramifications de l’expérience que les Génétiquement Purs mènent à Chicago. Le scénario, qui évoque parfois la série Le Labyrinthe avec son mur, semble vouloir aller dans tous les sens et ne creuse pas en profondeur, contrairement aux Hunger Games, les enjeux qu’il aborde, comme la modification génétique.

Au moins, la réalisation allumée de ­Robert Schwentke (Red, Insurgés) combinée à une direction artistique ­inventive et à des effets spéciaux maîtrisés, font du long-métrage une ­réussite visuelle.

Quant au jeu des acteurs, Shailene ­Woodley, qui pourtant doit défendre un personnage fort et courageux comme Tris (elle doit sauver l’humanité, rien de mois), est des plus ennuyeuses. C’est ­plutôt Theo James qui vole ici la vedette. Son interprétation de Quatre est ­beaucoup plus sentie et en nuance que sa partenaire.

Allégeance est visiblement le volet le moins réussi de cette série pour ados qui gagnerait à peaufiner et à clarifier son intrigue, parfois assez incohérente.

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