28 avril 2016
Mixité dans les écoles
Pas un remède miracle
Par: Rémi Léonard
Pas un remède miracle

Pas un remède miracle

Les changements annoncés au Collège Saint-Maurice font jaser à Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les changements annoncés au Collège Saint-Maurice font jaser à Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les changements annoncés au Collège Saint-Maurice (CSM), à commencer par l’implantation de la mixité, ont créé bien des remous la semaine dernière, mais rappellent immanquablement les précédents de l’École secondaire

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Si la première tient toujours, le collège a pour sa part fermé ses portes en 2013.

Déterminé à suivre une voie différente, le directeur général du CSM, Jean-Pierre Jeannotte, pointe plutôt vers d’autres exemples de transition réussie, comme celle du Collège Villa Maria, à Montréal.

Le parallèle entre les écoles maskoutaines reste tout indiqué, puisque leurs difficultés ont la même ­origine : la baisse de la clientèle, a indiqué au COURRIER Alain Rivard, ­ancien administrateur du Collège ­Antoine-Girouard de 2010 à 2013. Bien qu’il n’était pas en fonction lorsque le collège s’est ouvert aux filles, il observe que les directions d’écoles privées qui passent à la mixité arrivent toutes « au même constat », c’est-à-dire qu’il faut élargir la clientèle pour « susciter plus d’achalandage ».

Dans le cas du Collège Antoine-Girouard, la proportion de filles tournait autour de 12 à 15 % dans les dernières années, indique-t-il. De manière générale, « il y a plus d’avantages que d’inconvénients » à faire ce choix, croit-il. L’impact de la mixité n’a toutefois pas été « significatif », selon lui, puisque « l’enjeu était ailleurs ».

Un autre ancien administrateur du ­Collège Antoine-Girouard, André Barnabé, dresse un constat semblable. L’entrée de la mixité n’a pas nui, juge-t-il, peut-être même qu’elle a permis à l’établissement de durer « un certain nombre d’années de plus », évoque-t-il, même si au final la ­fermeture n’a pas été évitée. Ce sont les statistiques d’admission qui seront le meilleur indicateur du succès du virage qu’entreprend le CSM, affirme-t-il.

La mixité ne serait donc ni une panacée ni une calamité pour une école qui cherche à augmenter son bassin d’élèves. Dans ce contexte, il est logique que le CSM ne parie pas uniquement sur la mixité, mais aussi sur de nouveaux ­programmes et de nouvelles approches pédagogiques pour se démarquer et ­arriver à survivre.

Le directeur du Collège Antoine-Girouard au moment de sa fermeture, Dominique Lestage, a pour sa part refusé de partager son point de vue.

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