23 août 2012
La campagne dans Saint-Hyacinthe
Pelletier à la défense des commissions scolaires
Par: Le Courrier
Émilien Pelletier, candidat du Parti québécois dans Saint-Hyacinthe.

Émilien Pelletier, candidat du Parti québécois dans Saint-Hyacinthe.

Y allant d’une charge contre la Coalition Avenir Québec (CAQ) et son projet d’abolir les commissions scolaires, le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier, s’est porté à la défense de ces institutions publiques.

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« Au Parti québécois, nous croyons à l’utilité des commissions scolaires et à la participation démocratique des communautés locales dans leurs institutions », a-t-il déclaré en livrant un nouveau thème de sa campagne, « agir honnêtement ».

M. Pelletier a d’abord rappelé que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, avait beaucoup contribué à alléger le système en procédant à des regroupements de commissions scolaires du temps où elle était ministre de l’Éducation, les faisant passer de 152 à 72. Mais il est, selon lui, insensé de vouloir les éliminer. « Qui s’occupera de la gestion des autobus scolaires par exemple? Qui engagera les professionnels spécialisés? », a-t-il questionné en parlant des psychologues, des orthopédagogues ou des employés de maintenance qui oeuvrent aussi dans les écoles. « N’en déplaise aux gens de la CAQ, le personnel des écoles est déjà suffisamment occupé sans qu’on alourdisse sa charge de travail par la redistribution des tâches », soutient M. Pelletier. Il assure que la CAQ fait fausse route en voulant transférer les responsabilités des commissions scolaires à des fonctionnaires qui seraient installés dans 30 agences régionales du ministère de l’Éducation. « Selon ce plan, c’est un fonctionnaire de Longueuil qui décidera de la disponibilité et du trajet de l’autobus scolaire de l’école Saint-Sacrement? », s’étonne-t-il.Il croit que le grand public perçoit mal le rôle que jouent les commissions scolaires. « Visiblement, même les gens de la CAQ ne peuvent concevoir l’utilité réelle de ces structures solidement ancrées dans notre paysage communautaire », soutient M. Pelletier.

Partis politiques

Abordant la question de l’influence de l’argent dans la gouvernance, M. Pelletier a d’abord rappelé que c’est sous le premier gouvernement du Parti québécois (1976-1985) qu’a été adoptée la première loi visant l’assainissement du financement des partis politiques. « On a compris, avec les soupçons et les pratiques corrompues du gouvernement Charest, que nous devions apporter de nouvelles règles », a-t-il déclaré.

Son parti dit-il, s’engage maintenant à limiter à 100 $, sans crédit d’impôt, la contribution maximale annuelle d’un électeur à un parti politique et à instaurer un système de financement public des partis politiques grâce aux fonds économisés par l’élimination des crédits d’impôt. D’autre part, il souligne que le PQ décrétera la tenue d’élections à date fixe pour éviter à l’avenir le recours à certaines manoeuvres. « On a tous été témoins que les élections de cet été sont le fruit d’une stratégie électoraliste », soutient-il.Dans la même veine, il annonce qu’un gouvernement du Parti québécois limitera la carrière du premier ministre à deux mandats consécutifs, et à trois mandats celle des maires des municipalités de 5000 habitants et plus. « De cette manière, nous serons assurés d’un apport régulier de vent frais et de sang neuf chez nos principaux dirigeants », croit-il. Il ajoute que par souci de transparence dans la conduite des affaires de l’État, un gouvernement placerait les sociétés d’État sous la loupe du vérificateur général du Québec.Enfin, M. Pelletier a souligné que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, démontrait sa confiance envers les Québécois durant la campagne électorale en ne se privant pas de les rencontrer dans la rue, sans filet, comme elle l’a fait à Saint-Hyacinthe le 4 août. « Depuis longtemps, les libéraux s’affichent ouvertement contre « les gens de la rue », leur préférence allant aux « gens de Sagar » », a ironisé M. Pelletier.

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