15 octobre 2015
Peu de vagues au débat de la Chambre de commerce
Par: Jennifer Blanchette
Peu de vagues au débat de la Chambre de commerce

Peu de vagues au débat de la Chambre de commerce

Les couteaux n’ont pas volé bien bas lors du débat organisé par la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains, la semaine dernière.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les couteaux n’ont pas volé bien bas lors du débat organisé par la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains, la semaine dernière. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les candidats du prochain scrutin fédéral ont croisé le fer la semaine dernière lors du débat organisé par la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains, au Club de golf La Providence.

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Devant une centaine de membres de la communauté d’affaires maskoutaine, Brigitte Sansoucy (NPD), René Vincelette (PLC), Michel Filion (BQ) et Réjean Léveillé (PCC) se sont ­affrontés dans une joute verbale animée par le rédacteur en chef du COURRIER, Martin Bourassa.

Les candidats Ugo Ménard (indépendant) et Lise Durand (PV) n’ont pas pris part à l’exercice.

Aucun des candidats n’avait vu les ­questions avant le débat. Seuls les cinq grands thèmes avaient été annoncés soit, motivations, bilans, gestion de l’offre et accord transpacifque, réponses aux priorités de la Ville de Saint-Hyacinthe et valeurs.

D’entrée de jeu, l’animateur-modérateur, M. Bourassa, en a surpris plus d’un avec sa question « Pourquoi désirez-vous devenir une plante verte? », en référence à l’une des chroniques ­rédigées par Patrick Lagacé, dans La Presse, sur la perte d’autonomie du rôle des parlementaires. Le ton était donné pour les 70 ­prochaines minutes pendant lesquelles les candidats ont débattu sur des enjeux locaux tels que la construction d’un centre des congrès sans subvention ou celle d’un viaduc/tunnel sur le ­boulevard Casavant, mais également sur des questions d’ordre national comme le Partenariat transpacifique, le niqab et même l’aide médicale à mourir. À l’instar de l’assemblée, les protagonistes sont demeurés courtois et calmes dans leurs échanges, à un tel point que le bloquiste Michel Filion a ­prédit une victoire – un gouvernement minoritaire libéral – à son adversaire René Vincelette.

Le ton était donné pour les 70 ­prochaines minutes pendant lesquelles les candidats ont débattu sur des enjeux locaux tels que la construction d’un centre des congrès sans subvention ou celle d’un viaduc/tunnel sur le ­boulevard Casavant, mais également sur des questions d’ordre national comme le Partenariat transpacifique, le niqab et même l’aide médicale à mourir.

À l’instar de l’assemblée, les protagonistes sont demeurés courtois et calmes dans leurs échanges, à un tel point que le bloquiste Michel Filion a ­prédit une victoire – un gouvernement minoritaire libéral – à son adversaire René Vincelette.

Ce qu’ils ont dit

« Les conservateurs, en choisissant de miser les neuf dernières années sur le pétrole et les grandes banques, on fait en sorte que nous avons maintenant un pétrodollar. » Brigitte Sansoucy

« Le bilan conservateur n’est pas r­eluisant. […] Nous avons adopté un ton guerrier. Nous sommes allés jouer les matadors devant la Russie. » ­Michel Filion

« Notre présence à l’international, nous ne sommes pas là du tout. Nous avons perdu de la place et nous avons reculé. Le Canada n’est plus ce qu’il a été auparavant. » René Vincelette

« On a eu quatre ans de silence, ici et à Ottawa. Le Québec a perdu durant ces quatre années. » Michel Filion

« Le gouvernement conservateur a tenu promesse dans un contexte impossible, vous le savez, il a maintenu et défendu cette gestion de l’offre. On est encore le seul pays à partager ­l’approche des producteurs agricoles. » Réjean Léveillé

« Le soutien au tourisme d’affaires est une priorité. On l’a vu à la Ville de Saint-Hyacinthe depuis six ans; on assiste à une véritable partie de ping-pong politique à laquelle participe le ministre Denis ­Lebel. Pouvons-nous nous asseoir ­ensemble et travailler ensemble? » Brigitte Sansoucy

« La Ville de Saint-Hyacinthe peut ­utiliser une partie des 12 M$ de dollars qu’elle reçoit des fonds sur le retour de la taxe d’essence pour l’investir dans ce ­projet-là [centre de congrès] ou pour ­revitaliser le centre-ville, par exemple. » Réjean Léveillé

« Le rôle du parlementaire n’est pas d’être un facteur. Son rôle est de travailler à la définition des programmes ­d’infrastructures, d’élargir les critères d’admissibilité pour les projets comme celui de Saint-Hyacinthe. » Michel Filion

« Si on doit présenter un dossier, chercher de l’argent, il faut absolument savoir ce que nous allons présenter [à propos du tunnel ou viaduc Casavant]. Une fois que la ville a pris position, c’est beaucoup plus facile pour nous d’aller cogner à la bonne porte. » René Vincelette

« La voie d’accès à Casavant est une condition essentielle pour ramener de nouvelles entreprises dans la région et par le fait même de nouveaux salariés et ainsi accroître le nombre de citoyens de Saint-Hyacinthe. » Réjean Léveillé

« Pour tous les projets énergétiques, il faut se positionner dans une perspective de développement durable. Faut aussi dès maintenant assurer la transition vers les énergies propres. » Brigitte Sansoucy

« Ni un ni l’autre, si c’est pour l’exportation [en parlant du transport de pétrole par pipeline ou train]. Il y a suffisamment de pétrole sur le marché. Les oléoducs et les trains qui circulent sont pour ­l’exportation et ça ne nous sert pas pour la consommation locale. » Michel Filion

« Personne au NPD n’est pro-niqab. […] Les conservateurs auraient pu modifier le règlement le printemps dernier. Ils ont choisi de ne pas le faire, de porter cela devant les tribunaux pour qu’on se ­retrouve dans cette campagne avec cette arme de distraction massive. » Brigitte Sansoucy

« C’est zéro compromis sur le niqab. C’est le premier geste à poser en tant que nouvelle citoyenne du pays. » Réjean Léveillé

« L’assermentation à visage découvert, le vote à visage découvert et les services publics sans signes distinctifs de nature religieuse. Nous sommes conséquents depuis le début des années 2000. » Michel Filion

« Je suis pour [l’aide médicale à mourir]. La personne qui est en souffrance, je crois que son devoir de choisir lui ­appartient. » René Vincelette.

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