6 octobre 2011
Ouverture de restaurants
Plusieurs joueurs sur la ligne de départ
Par: Le Courrier

Alors que les ventes chutent dans le milieu de la restauration au Québec, de nouveaux restaurants se pointent le bout du nez à Saint-Hyacinthe.

Parmi les restaurateurs déjà bien établis, Nathalie Beauregard et Clément Pelletier, les copropriétaires des trois Tim Hortons maskoutains, sont sur le point d’inaugurer un, peut-être même deux autres restaurants sous les mêmes couleurs à Saint-Hyacinthe.

Le premier, dans le secteur Saint-Thomas-d’Aquin, ouvrira ses portes avec un Couche-Tard et une station-service Pétro-T, tout près du Walmart. Des négociations seraient par ailleurs en cours avec le Groupe Robin pour qu’un Tim Hortons voit éventuellement le jour au coin des boulevards Laurier et Casavant, dans le secteur Douville. Ces ouvertures porteraient à sept le nombre de franchises des copropriétaires, qui sont aussi à la tête de celles de Saint-Liboire et de Sainte-Hélène. Si tout porte à croire que les affaires vont rondement, les Tim Hortons comme les autres restaurants font face à des défis colossaux. « Tous les restaurateurs sont confrontés à la compression du système, explique Mme Beauregard, qui a fait ses premières armes à la Cantine Chez Jos il y a déjà 27 ans. Le coût de la nourriture et le salaire minimum augmentent, ce qui réduit d’autant les profits. Or, il y a une limite à la valeur des produits que l’on vend. Dans ce contexte où les coûts augmentent, la planche de salut pour assurer notre avenir, c’est d’investir, d’avoir plusieurs restaurants », a-t-elle noté.Selon l’Association des restaurateurs du Québec, la moyenne du volume des ventes par établissement se chiffrait à 473 580 $ en 2010, loin derrière la moyenne canadienne qui atteint 600 000 $. La marge d’exploitation moyenne, au Québec comme au Canada, était de 4,5 % en 2009.

Petits nouveaux au centre-ville

Parmi les autres courageux, on compte aussi le nouveau restaurant de déjeuner Dame Tartine, ouvert tout juste derrière le marché centre et opéré par Anne Jodoin. La franchise est déjà établie à Montréal et à Chambly.

Pour sa part, Do Nascimento ouvrira bientôt un restaurant de grillades portugaises dans les locaux de feu Alex Bagel, qui avait lui-même repris l’espace laissé vacant par le défunt Salsa y tapas. Fort de vingt années d’expérience dans le domaine de la restauration, le Beloeillois d’origine portugaise a choisi d’établir son restaurant à Saint-Hyacinthe en raison du bassin de population. Son ouverture est prévue en septembre, dès que la grille et le four au charbon de bois – directement importés du Portugal – seront arrivés au pays.Avant de sauter dans l’aventure, M. Nascimento n’a pas consulté les statistiques du marché maskoutain de la restauration. C’est plutôt en se promenant au centre-ville, en observant les allées et venues des gens, mais surtout en discutant avec d’autres restaurateurs, qu’il a choisi où il s’établirait et ce qu’il inscrirait au menu.« La restauration, c’est difficile, peu importe où. Pour mettre les chances de mon côté, je suis allé voir ce qui existait déjà, mais surtout ce qui n’existait pas. Ce que je vais offrir, c’est nouveau à Saint-Hyacinthe. Je ne fais pas concurrence à personne et je n’ai pas de concurrent. Évidemment, je suis confiant que ça fonctionne, sinon je ne serais pas ici », a-t-il dit avant de retourner à ses travaux de rénovation. Toujours au centre-ville, deux commerces s’ajoutent à l’offre de plats à emporter sur l’heure du dîner. Le service de traiteur À la vieille maison, sur l’avenue Sainte-Marie, propose des mets préparés sans agents de conservation. S’il est impossible de manger sur place, des micros-ondes sont mis à la disposition des clients. Les plats congelés ou réfrigérés sont offerts à partir de 4,50 $. Sur la rue des Cascades, le Sixième Continent a rouvert ses portes sous le même nom, mais avec un tout nouveau concept. La boutique-café, inaugurée le 7 septembre, se spécialise dans les cafés et les thés de spécialité. Un comptoir de viennoiseries, ouvert dès 6 h le matin, et une sandwicherie, pour des repas midi santé, s’ajouteront à l’offre déjà nombreuse en pareille matière au centre-ville.

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